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    <title><![CDATA[Les petites histoires de Géraldine (Au secours j'ai besoin d'un homme)]]></title>
    <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/categorie-11158115.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Au secours j'ai besoin d'un homme&quot; du blog &quot;Les petites histoires de Géraldine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 18 Oct 2011 23:35:03 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 18 Oct 2011 23:35:03 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr</copyright>            <category>Au secours j'ai besoin d'un homme</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Chapitre 2 - Les Célibattantes Résistantes]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-chapitre-2-les-celibattantes-resistantes-38194454.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;">Il est 16h30, je n’ai rien fait de la journée, j’ai passé deux heures au boulot, menti deux fois ou peut-être quatre, pleuré trente fois, me suis faite larguée une
    fois, ai tenté de penser à me suicider en passant par la fenêtre de mon bureau quarante-cinq fois, j’aurais atterri dans le bureau d’en face, celui de Patrick le boutonneux, pas génial comme
    suicide&nbsp;! Il ne faut surtout pas que j’oublie mon histoire à propos du commissariat lundi matin, parce que Trois-en-Un risque de me virer pour de vrai.<br>
    <br>
    Bon, je fais quoi&nbsp;? Je rentre tout de suite où je fais les boutiques. Je fais les boutiques. Deux heures plus tard, ma carte Visa a eu un malaise, il va falloir la ranimer. Mille deux cent
    cinquante cinq euros envolés. Ça sert à ça une rupture&nbsp;: acheter, acheter et encore acheter, jusqu’à ce que vos petits bras n’arrivent plus à tenir un sac… Et surtout, jusqu’à ce que votre
    carte refuse de passer (la honte).<br>
    Vous êtes à la caisse, la jouant façon snob chez Kenzo avec sous le bras votre future robe fourreau en crêpe, vous faites voir que vous aussi pouvez vous payer des fringues à deux cent euros
    pièce, puis arrive votre tour,&nbsp;et patratra, votre carte indique sur le petit écran «&nbsp;provision insuffisante&nbsp;» et ça sonne, c’est la cataaaa. Alors là vous prenez un air détaché et
    dites&nbsp;: <em>Je ne comprends pas, pourtant elle marche cette carte, essayez de nouveau&nbsp;!</em> La malheureuse vendeuse réessaye sans succès, vous vous montrez profondément agacée, elle
    vous propose un autre moyen de paiement, mais ce jour là vous n’avez ni chéquier, ni espèces gisant au fin fond de votre cabas. C’est vrai non, qui se balade avec deux cent euros dans sa poche
    par les temps qui courent je vous le demande&nbsp;! Et alors en désespoir de cause, vous déposez l’article sur le comptoir et vous dites avec un brin de snobinardisme&nbsp;: <em>Vous devriez
    revoir le mécanisme de vos machines mademoiselle.</em> Et puis vous rajoutez histoire de ne pas perdre la face <em>Il faut que j’appelle mon banquier tout de suite, ma carte serait-elle
    périmée&nbsp;?</em><br>
    Conseil&nbsp;: toujours garder un air détaché quand on sent que l’on devient aussi rouge qu’un camion de pompiers.<br>
    Bon, mis à part cette méprise, j’ai tout de même pu m’acheter quatre strings, je sais que sans amoureux pas d’intérêt mais quand même on ne sait jamais et puis en cas de malaise dans la rue c’est
    quand même plus glam qu’une gaine de grand-mère, non&nbsp;? Je me suis également acheté un tailleur noir très classe, il pourra toujours servir quand je me ferai virer lundi, au cas où je devrais
    postuler chez Voici ou Gala, un nouveau manteau Céline, une paire de cuissardes, un bonnet et une écharpe assortie, une robe moulante Z&amp;V extra courte (je crois même que mon string se verra)
    et pour couronner le tout, j’ai pris un forfait chez Fitness Club (deux cents euros les dix séances), le prix de ma robe fourreau Kenzo que j’aurais mieux fait d’acheter, à la place je vais
    devoir aller transpirer au milieu d’une bande de musclors.<br>
    <br>
    Strings : 25€<br>
    Manteau Céline<br>
    (paiement en 3 fois sans frais)</span> <span style="font-size: 12pt;">: 450€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Cuissardes Prada&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br>
    (paiement en 6 fois sans frais)</span> <span style="font-size: 12pt;">: 300€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Bonnet et écharpe Calvin Klein<br>
    (- 50 %&nbsp;trop cool&nbsp;!)</span> <span style="font-size: 12pt;">: 60€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Robe moulante&nbsp;Z&amp;V (comptant)</span> <span style="font-size: 12pt;">: 220€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Fitness Club&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br>
    (je me ferais rembourser...)</span> <span style="font-size: 12pt;">: 200€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;">Robe Kenzo plus de sous</span> <span style="font-size: 12pt;">:0,00€</span><br>
    <span style="font-size: 12pt;"><br>
    Total</span> <span style="font-size: 12pt;">: 1.255€ (patates à l’eau durant 4 semaines)</span> <span style="font-size: 12pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;<br>
    <br>
    Tout ça en quatre heures, peut mieux faire, je sais. Ça a du bon d’être journaliste, même quand votre carte Visa ne passe plus&nbsp;!<br>
    <br>
    Lorsque je rentre chez moi à 20h00 les filles sont déjà là, Deb a commencé à prendre sa cuite, qu’est-ce que je disais tout à l’heure…<br>
    - Oh, ma pauvre chérie, je suis désolée, toutes mes condoléances.<br>
    - Qui est mort Marjane ?<br>
    - Allez viens dans mes bras.<br>
    Marjane aurait-elle aussi bu&nbsp;?<br>
    - Marj qui est mort&nbsp;? Il est arrivé quelque chose à mes parents&nbsp;? Oh mon Dieu, Max me quitte ça suffit pour aujourd’hui!<br>
    - Nooon Clem, grand dieu nooon, aux dernières nouvelles ils sont bien au Caire, mais tu t’es faite larguée, c’est ce qu’on dit en de pareilles circonstances.<br>
    Sans doute dans le village d’Arlay, mais pas à Paris. Bref.<br>
    - Merci Marj. Ça va Deb, je vois que tu as commencé ta soirée.<br>
    - J’avais soif.<br>
    Il n’y a plus d’eau ici&nbsp;! J’aurais mieux fait de continuer à dépenser mes deniers, euh... La soirée risque d’être longue, très très longue.<br>
    - Bon assieds-toi et raconte tout, on a commandé ta pizza préférée, j’ai pris de la vodka, par contre il n’y avait plus de jus d’orange au Monop…<br>
    - Hum hum<br>
    - … Mais j’ai trouvé de la glace comme tu aimes. Oh&nbsp;! t’as acheté des fringues, vas-y montres.<br>
    - Deb, t’es chiante, je suis mal et toi tu ne penses qu’à regarder mes fringues.<br>
    - Ecoutes ma puce, je te résume la situation&nbsp;: tu t’es faite larguée, je sais que c’est dur à entendre parce que tu estimes que c’est trop tôt, mais il vaut mieux te rendre à l’évidence tu
    mérites mieux que ce looser. Alors plus vite tu te mettras ça dans le crâne plus vite tu en seras débarrassée et tu verras ta vie n’en sera que plus légère. Tu aimes Max, il ne reviendra pas à
    moins d’un miracle, et nous ne croyons pas aux miracles. Crois-moi. Bon tu fais voir tes fringues.<br>
    - Mais si on croit aux miracles. Tu te souviens de la fois ou j’ai cru être muette après avoir fumé ce joint, et j’ai retrouvé l’usage de la parole à force de prières.<br>
    - Marj, c’est juste parce que t’avais trop fumé que t’es devenue muette. Confondre une Marlboro avec du shit ça provoque des hallucinations pour des novices comme toi. Donc je disais fais voir
    tes fringues.<br>
    Je lui balance les sacs, elle m’a déjà oublié. Mon chagrin et moi sommes de nouveau seuls, personne ne peut me comprendre ou quoi&nbsp;? Je l’aime moi. Max c’était mon moi, ma deuxième omoplate,
    mon deuxième poumon, mon ventricule droit. Je sais que cela peut paraître stupide mais c’était mon autre moi, mon alter-ego. Je devais passer le reste de ma vie avec lui. C’était ma moitié.<br>
    <br>
    - Au fait Clem, tu n’as rien vu de différent chez Marj ce soir&nbsp;?<br>
    - Euh, non. Non mais attends c’est quoi ça Marjane&nbsp;?<br>
    - Enfin tu as remarqué! Je ne porte plus mes lunettes, je me suis mise une lentille verte et une marron. Pas mal hein&nbsp;?<br>
    Où suis-je Seigneur&nbsp;? Que je me réveille&nbsp;! Faites que cette journée n’ait jamais existée&nbsp;!<br>
    Au secouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs…<br>
    - Sérieusement, les filles, il faut que vous m’aidiez, je ne sais pas quoi faire. Je dois, et quoique cela puisse me coûter, récupérer Max. C’est l’homme de ma vie. Ohé, vous m’écoutez&nbsp;?<br>
    Deb qui a l’air d’avoir trouvé son bonheur dans mes sacs se fiche visiblement de mes ennuis et Marjane se regarde le nombril, enfin ses deux nouveaux yeux dans le miroir. Il y en a au moins deux
    qui continuent de survivre à la vie. Ça fait plaisir.<br>
    - Primo&nbsp;: tu l’ignores, tu ne l’appelles pas, tu ne lui envois pas de message, tu l’oublies, tu ne fais pas semblant, tu l’oublies réellement. Deuxio&nbsp;: tu sors. Il y a une boite géniale
    dans le deuxième, le Selected et tous les mecs sexy, friqués en somme tout le contraire de Max y sont. On ira demain soir et tous les vendredis et samedis s’il le faut, tu ne peux pas refuser
    puisque tu n’as plus d’obligation matrimoniale. Bientôt tu ne te souviendras même plus de son visage arrogant. Je déclare donc solennellement et ce en présence de notre public aimant Clémentine
    nouvelle adhérente du club des Célibattantes Résistantes. Bienvenue au club Clem. Oh c’est quoi c’est air désespéré&nbsp;? Tu pourrais au moins être émue et verser une petite larme, tu crois que
    c’est facile d’être dans ce club, comptes le nombre de femmes mariées, trompées et tabassées qui donneraient maris, euros et Range Rover pour rentrer dans ce club, c’est vrai quoi c’est un
    honneur&nbsp;!<br>
    - C’est bon Deb tu me saoule. Je suis malheureuse comme les pierres et toi tout ce que tu trouves à me dire c’est d’adhérer à ton club débile. Mon nouveau but serait de sortir et me faire draguer
    par des vicieux et des fils à papa pour oublier Max, sauf que tu vois je ne suis pas sûre que ça marche.<br>
    - Et bien tu verras, dans trois mois tu me remercieras, je te le garantis.<br>
    - Pas sur.<br>
    - Clem, on ne va pas y passer toute la nuit, moi à ta place, je laisserais tomber, il ne veut plus te parler et bien tant pis, vas voir ailleurs et qu’il aille au diable. Point barre.<br>
    - Et si je lui disais que je suis enceinte&nbsp;? J’y ai pensé cet après-midi, il me semble que c’est une idée géniale. Comme ça, il culpabilisera, et restera avec moi. Pour un enfant il fera
    peut-être un effort.<br>
    Deb prend un air médusé.<br>
    - Pourquoi pas&nbsp;? Non tu devrais lui dire que tu as tumeur maligne et que tu vas bientôt crever.<br>
    - J’y ai pensé aussi, mais ça fait un peu trop soap opéra. Tu ne crois pas Deb?<br>
    - T’es bête ou c’est naturel, à croire que tu t’entraînes. Tu prends vraiment Max pour un demeuré ma parole&nbsp;! En fait, non t’as raison c’est bien un demeuré mais il ne reviendra pas, même
    avec tes bobards qui soi-disant passant sont douteux. Laisses tomber, demain soir on sort et on va leur faire voir à ces types qui règne sur Paris ma chérie.<br>
    - Moi, je pense que…(Marj pense, j’aurais tout entendu ce soir) tu devrais avoir une vraie conversation avec Max, proposes lui de prendre un verre, où je sais pas moi, et après observes-le et tu
    verras s’il y a une chance de le récupérer.<br>
    Et bien, je ne savais pas que Marj en avait autant dans le cerveau. Elle a dû lire Psychologies. Vous savez qu’elle est agrégée d’arts-plastiques, le seul problème c’est qu’elle ne sait pas
    dessiner, et vous me direz à juste titre que c’est un problème majeur quand on enseigne aux beaux-arts. Remarquez avec les étudiants tous à côté de la plaque qu’elle fréquente, il n’y a pas
    vraiment à se faire de la bile pour ça.<br>
    - Donc tu crois que je devrais lui parler, mais s’il refuse de me voir&nbsp;?<br>
    - Au moins tu auras essayé. Ça te coûte quoi&nbsp;? Eh&nbsp;! c’est trois ans de ta vie qu’il fout en l’air, ce n’est pas six semaines&nbsp;!<br>
    - Moi, je dis que ça ne sert à rien, crois-moi, ce mec là ne te vaut pas. Dis le contraire.<br>
    - Marj tu as peut-être raison et quant à toi manges ta pizza et tais-toi.<br>
    - Allô terre depuis quand Marj a raison&nbsp;? Elle est célibataire depuis au moins trois ans. C’est quoi ses référents&nbsp;?<br>
    - N’importe quoi, je suis peut-être célibataire mais sache que c’est parce que…<br>
    - Parce que quoi&nbsp;?<br>
    - Tu m’énerves, si je suis seule c’est parce que Simon est parti à l’autre bout du monde finir sa thèse et lorsqu’il reviendra et bien on se remettra ensemble.<br>
    - Non mais vous êtes folles ou quoi toutes les deux&nbsp;! Marj, ce type est parti depuis trois ans, ce n’est plus une thèse qu’il prépare c’est carrément un nouveau monde qu’il reconstruit à
    Canberra, il doit être en train de courir partout après des kangourous avec une jolie australienne qui lui apprend comment faire du surf. Tu crois sincèrement qu’il va revenir pour ton œil vert
    et ton œil marron. Réveilles-toi&nbsp;! Combien de fois l’as-tu au téléphone, hein&nbsp;?<br>
    - Euh…<br>
    - Exactement, euh comme tu dis. Il doit t’appeler trois fois par an, une pour ton anniversaire, une pour la nouvelle année et comme je suis sympa, je vais dire une quand il s’ennuie à mort parce
    que sa jolie australienne est par monts et par vaux. Arrêtes tes conneries Marj, il ne reviendra pas et tu le sais. Ne nous fais pas croire que tu es naïve à ce point. Et quant à toi Clem, ne
    deviens pas comme ces filles désespérées, ce crétin t’a largué et c’est peut-être, que dis-je c’est carrément ce qu’il avait de mieux à faire. Vois ça comme un service. Que crois-tu qu’il
    t’aurait apporté de bon, même pas capable de te complimenter. Moi je dis au diable ces abrutis. Il y a mieux ailleurs j’en suis sûre.<br>
    - Nous ne te savions pas si aigrie que cela Deb. Ce n’est pas parce que tu es une carriériste que tu dois penser que nous le sommes aussi.<br>
    - Ça n’a rien à voir avec ma carrière, c’est juste qu’il y a un moment où il faut lâcher prise, c’est tout.<br>
    - Okay, seulement reconnais que si tu avais eu ne serait-ce une seule fois une relation sérieuse dans ta vie, que tu ne nous tiendrais pas ce genre de discours à Marj et à moi. Pas
    vrai&nbsp;?<br>
    - C’est bien parce que j’ai eu une relation sérieuse que je me permets de vous dire ça pour que vous arrêtiez de vous bercer d’illusions.<br>
    - Attends Deb, tu ne nous parles pas de Tom&nbsp;? C’est ça ta relation sérieuse&nbsp;? Un type marié avec trois enfants&nbsp;? T’es pas sérieuse&nbsp;? Tu savais bien que ce type n’aurait jamais
    quitté femme et enfants pour toi, il savait ce que lui couterait un divorce et une pension alimentaire.<br>
    - C’est bon Marj, vous ne comprenez rien à rien Clem et toi. Rêvez et laissez-moi à ma réalité. Okay&nbsp;?<br>
    Deb pensait qu’elle s’en était sortie, mais au fond elle souffrait. Tom, ce petit merdeux lui avait promis la lune, elle ne l’a jamais eu. Il est retourné auprès de sa femme, traitant Deb comme
    une moins que rien et depuis son refuge c’est son travail. Elle ne le reconnait pas mais je sais qu’elle est malheureuse et qu’elle n’a pas oublié même si aujourd’hui elle a un tableau de chasse
    aussi long que mon bras.<br>
    <br>
    - On se commande une deuxième pizza et on regarde l’intégrale de Sex and the City&nbsp;? Demain on parlera de ton abruti de Max d’ac&nbsp;? Ah oui, je dors ici ce soir comme ça tu pourras pleurer
    sur mon épaule cette nuit.<br>
    - Avoues que tu as la flemme de te traîner jusqu’à chez toi, fille intéressée que tu es.<br>
    - Non c’est faux.<br>
    - Si c’est vrai.<br>
    - Non.<br>
    - Si.<br>
    - Clem tu peux dire à Marj d’arrêter de me casser les pieds…<br>
    <br>
    Voilà, vous connaissez mes deux amies et leur sens aigu du soutien moral. Autant aller parler à un crocodile, au moins lui vous répondra d’un seul coup de mâchoire des plus significatifs. Pour
    les références de la postérité mes amies sont deux expériences de laboratoire mal programmées. L’une a eu le cerveau atrophié, et l’autre a eu le cerveau en surcharge pondéral.<br>
    <br>
    <em>Que vais-je devenir&nbsp;?</em><br>
    Est-ce trop demander qu’un homme puisse m’aimer, je suis pourtant gentille et diablement sexy. Max ne peut pas me quitter comme ça. Je n’ai rien fait de mal, le pire vous savez c’est que je n’ai
    rien vu venir. Pour moi nous étions ensemble pour toujours, j’avais même déjà trouvé les prénoms de nos futurs enfants&nbsp;: Lily/Emma/Rose/Sam et le petit dernier Keanu pour notre liaison
    impossible Keanu Reeves et moi. Je voulais donner pleins de bébés à Max. Nous aurions été heureux. Mais non, il a fallu que ce manchot du cerveau et des sentiments me dise qu’il veuille rester
    seul&nbsp;! C’est quand même moi qui l’ai sorti du ruisseau, il était littéralement abruti et pratiquement trisomique, je l’ai remis sur la bonne voie. Voilà pour la reconnaissance. J’aimerais
    pouvoir l’insulter, le secouer comme un prunier pour qu’il retrouve la raison. Il aurait tout de même pu me rappeler après son double appel. Quoiqu’il en soit il va me le payer et ça au centuple
    voire même au millièmetuple.<br>
    <br>
    <em>Mais que vais-je deveniiiiiiiiiir&nbsp;?</em><br>
    Peut-être que Deb a raison, peut-être qu’il y a des hommes qui vendraient leur mère juste pour me connaître et passer ne serait-ce qu’une minute en ma compagnie et entendre ma voix sexy avant de
    s’envoler pour le paradis ou aux enfers.<br>
    Des hommes il y en a au moins trois millions, - peut-être plus mais restons sur ce nombre - j’ai le choix, et sur ces trois millions il y en a au moins un million et demi qui ont trente-cinq ans
    (il me faut un homme mur), sur ces un million et demi il y a en peut-être cinq cent mille qui ont une bonne situation et sur ces cinq cent mille il y en a certainement avec une Lexus, Porsche,
    4X4, Mercedes, limousine, un chauffeur, un triplex, une ou deux entreprises, un compte aux îles Caïmans, une femme de ménage, treize cartes de crédit, et sur tous ces hommes, il y en a un qui
    bavera d’amour pour moi, et pas sur moi comme le faisait cet australopithèque de Max. Il ne sait même pas ce qu’aimer veut dire. Exceptés son tatouage, son BM cabriolet et son compte chez
    Barclays il n’aime rien d’autre. Je me rends compte maintenant que j’étais loin dans ses priorités. J’aurais dû me douter que jamais il ne me mènerait à l’autel. Il n’était même pas fichu de me
    dire qu’il m’aimait ou de faire trois pas à côté de moi sans une remarque acerbe sur quelqu’un ou pire sur moi. En connaissance de tout cela et au vu de ma brillante intelligence qui fait de moi
    une femme pas du tout calculatrice je peux dire haut et fort&nbsp;: <em>A moi mon millionnaire aux treize cartes de crédit&nbsp;!</em>&nbsp; Il me faut du champagne pour fêter mon nouvel
    objectif.<br>
    Flûte, Deb a tout bu. Quand, je pense que cette femme de trente ans complètement hystérique est assistante du procureur, j’en ai des frayeurs. Comment fait-elle pour être crédible, elle qui
    picole quasiment tous les soirs.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <em><span style="font-size: 10pt;">lespetiteshistoiresdegéraldine<br>
    Au secours j'ai besoin d'un homme<br>
    <br>
    &nbsp;©Géraldine Magnan, 2009<br>
    Texte protégé. Dépôt le 26.10.2009<br></span></em><br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 23:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b8ec4ac0cd5e3af3a5adc29966cc143a</guid>
                <category>Au secours j'ai besoin d'un homme</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-chapitre-2-les-celibattantes-resistantes-38194454-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Chapitre 1 - L'enfoiré]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-au-secours-j-ai-besoin-d-un-homme-38194354.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><em>L’enfoiré de mes deux&nbsp;! Abruti de première&nbsp;! C’est un crétin fini, archi fini, triplement fini. Ah, je le tuerais bien celui-là&nbsp;! Je
    haiiiiiiiiiiiiiiiiis les hommes… Je vous hais tous et peu m’importe que vous soyez riches, sexy et sexuellement aptes. Pourquoiiiiiii moi juste ciel&nbsp;!</em><br>
    <br>
    Zut, j’ai oublié que je n’étais pas seule au bureau. Avez-vous déjà vu douze paires d’yeux dont six bigleuses braquées sur vous comme si vous étiez la dernière d’une très longue lignée
    d’extraterrestres en voie de disparition, genre E.T. seul face au reste du monde&nbsp;? Non&nbsp;? Moi si. Je venais de devenir la demi-sœur d’E.T., comme ça, à quinze heure quarante-cinq.<br>
    <br>
    11h00, ce matin, je me réveille vachement tôt. Oui, bon je sais pour vous commun des mortels que c’est une honte mais, je bosse dans un journal on-line <em>Les Cœurs Desséchés</em>, et concernant
    les horaires j’ai droit à une certaine souplesse dirons nous, d’ailleurs c’est écrit sur mon contrat de travail que je n’ai jamais lu, c’est Lise qui me l’avait dit&nbsp;; virée depuis fort
    longtemps pour je ne sais plus quoi. Officiellement, j’énonce ma théorie&nbsp;: j’arrive quand l’inspiration vient, bon elle ne vient jamais et du coup comme je suis tributaire de l'argent je
    fais acte de présence en traînant mon énorme carcasse au journal. Argent quand tu nous tiens&nbsp;! Bref, j’arrive au boulot fainéantiquement (euh) à 14h00 pétante, avec une grande détermination,
    mon rédacteur est en réunion, jusque là tout va bien. Journée banale, le ventre plein à déborder, il faut ce qu’il faut, quoiqu’il me faudrait un régime béton genre soupe aux choux et du sexe
    encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive. En même temps je ne suis pas sûre que la soupe aux choux et le sexe aillent de pairs olfactivement parlant si vous voyez ce que je veux dire. Je
    m’installe à mon poste à 14h30 après l’éternelle pause café-clope, et c’est à ce moment précis que je me rends compte d’un fait étrangement bizarre. Mon inconstant-conscient, je suis très
    spirituo-psychique (PS&nbsp;: mot à ne pas utiliser dans soirées classes car inventé. Ça ferait fille inculte et doublement bête. On est toujours une fille bête à une soirée classe avec notre
    robe noire décolletée Cardin achetée en solde à moins quarante pour cent et notre verre de champagne). Je disais donc que mon inconstant-conscient me dit d’ouvrir mon cabas, de prendre mon
    téléphone et d’écouter mes messages, je m’exécute, parce qu’il ne faut jamais contrarier son inconstant-conscient vu son inconstance n’est-ce-pas&nbsp;?<br>
    <br>
    Vous avez un nouveau message, et là je commence à lire, où je fais plutôt bouger mes petits yeux gris car je suis un peu fatiguée, c’est l’heure de la sieste, en plus il y a la redif de NCIS chez
    moi, dans mon téléviseur seize-neuvième. J’en étais où&nbsp;? Ah oui, je lis mon message et là… Révélation… <em>Salut Clem, je t’écris pour te dire (eeeeeeeenfin il va me demander en mariage) que
    j’ai besoin d’espace, je veux respirer, et vivre autre chose. Prends soin de toi. Max.</em><br>
    <br>
    Je HAIS les hommes, du boulanger au banquier en passant par le concierge jusqu’au directeur financier de euh IBM, qu’ils aillent tous au diable.<br>
    <br>
    <em>Hein&nbsp;? Quoi&nbsp;? Comment&nbsp;ça!!! Arghhhhh..... My god isn’t possible&nbsp;? Shiiiit, my life is destroyed.</em><br>
    Je meeeeeurs, je sens que je meurs, vite appelez les pompiers. Je ne peux plus respirer comme la fois où j’avais oublié d’ouvrir ma bouteille d’oxygène, je m’étais inscrite à un cours de plongée
    avec ma copine et co-locataire Marjane, juste pour mater les beaux mecs. Et le prof qu’est-ce qu’il était sexy dans sa combinaison&nbsp;! J’en ai encore des frissons. Et mais ça va pas ou
    quoi&nbsp;! Je suis en train de mourir de chagrin, mon cœur est transpercé comme un gruyère, je suis en phase terminale et je pense à mon prof de plongée. Je veux mouriiiiir&nbsp;! SVP, venez
    m’aider.<br>
    Je dois respirer. Ouvrez la fenêtre&nbsp;! Je m’en fous même si on est en Décembre et qu’il fait moins huit.<br>
    <br>
    Comment peut-il me quitter&nbsp;? On ne me quitte pas. On ne quitte pas Clémentine, c’est Clémentine qui quitte. Je fais quoi là, je meurs ou je l’appelle, mais je lui dis quoi&nbsp;? Peut-être
    qu’il y a eu une erreur, mauvais numéro de portable, ce serait bizarre que ce soit un autre Max qui écrive à une autre Clémentine, mais après tout on est plus de cent mille, allez je rajoute un
    zéro, non deux zéros à s’appeler Max et Clémentine sur cette boule bleue.<br>
    Pourquoi n’ai-je pas une bouteille de vodka dans mon cabas de trois mètres de profondeur ? <em>Pourquoi moaaaaaaaaaa…</em><br>
    Il me faut appeler quelqu’un, mais qui&nbsp;? Mon psy ne veut plus me voir il m’a conseillé un confrère, il ne comprend pas qu’à vingt-cinq ans qu’on puisse être aussi débile, cet avorton n’a
    visiblement pas encore vu ma copine Deb. Non, elle ne s’appelle pas Débile, mais Deborah pour vous autres qui ne comprendriez pas. Juste entre nous chères nouvelles copines, entre ledit confrère
    et moi je ne sais pas lequel a véritablement besoin d’être soigné.<br>
    Qui vais-je appeler&nbsp;? Marjane est je ne sais où, son portable est à la maison, je l’ai vu en partant ce matin. Lucas&nbsp;? Le meilleur ami de Max ne voudra rien me dire car solidarité
    pénissienne oblige.<br>
    Et puis zut, je vais l’appeler moi cette espèce d’amphibien à deux pattes, euh non trois. La troisième patte me servait bien si vous voyez ce que je veux dire. Misère de misère. On ne serait pas
    vendredi treize par hasard. Il est où mon filofax&nbsp;?<br>
    <br>
    Sonnerie&nbsp;: 1, 2, 3, 4, 5 pas de réponse. Se serait-il pendu, me devançant dans l’abominable plan que je lui réserve. Ah, il décroche.<br>
    <br>
    Lui&nbsp;: Salut Clem.<br>
    Moi&nbsp;: Je peux savoir ce que veut dire ce message que je viens de recevoir car je t’avoue ne pas avoir tout compris.<br>
    Lui&nbsp;: Arrêtes ça, s’il te plaît, c’est pourtant clair Clem, je te quitte.<br>
    Moi&nbsp;: Tu me quittes&nbsp;? Comme ça&nbsp;? Quoi, tu t’es réveillé ce matin en te disant il faut que je quitte Clem c’est ça&nbsp;?<br>
    Lui&nbsp;: Oui.<br>
    Silence de lui.<br>
    Moi&nbsp;: Oui&nbsp;? Mais tu ne peux pas me faire ça nom d’une pipe&nbsp;! Tu t’es cogné la tête contre un mur en béton armé ou quoi&nbsp;! (si ce n’était pas déjà fait, je lui cognerais bien sa
    tête contre une dalle de dix mètres d’épaisseur style la muraille de Chine).<br>
    Lui&nbsp;: Il faut que je te laisse, j’ai un double appel. Salut.<br>
    Moi&nbsp;: Allô&nbsp;? Allô&nbsp;? Allôôôôôôôôô&nbsp;!<br>
    Tiens, j’ai pas entendu le bip-bip façon double appel. Le menteur. Non seulement il me largue comme un lâche, mais en plus il s’enfuit comme un voleur. Arghhhhh&nbsp;!<br>
    Je commence à mourir. Mince, je respire encore.<br>
    <br>
    Y aurait pas un beau mec qui passerait par là pour me remonter le moral, un type comme Max, mais sans le cerveau de Max. C’est possible ça&nbsp;? Je vais regarder sur google. Voilà c’est
    ça&nbsp;!!! Il me faut lobotomiser quelqu’un qui aurait son corps, sa voix sexy, ses lèvres charnues, ses yeux verts et sa troisième patte. Euh, ce n’est pas une lobotomie ça, c'est plutôt du
    clonage, non ? Je reprends&nbsp;: il me faut quelqu’un qui aurait son corps, sa voix sexy, ses lèvres charnues, ses yeux verts, et sa troisième patte, mais ce prototype aurait le cerveau que je
    lui aurais confectionné. Ce n’est pas ce que j’ai dit tout à l’heure. Je sais plus, je m’emmêle les pédales. On va y arriver.<br>
    Aïe, en parlant d’arriver, voilà mon rédac chef, homme gras cent-trente kilos à la ronde, suant même par moins huit. On dirait un des trois petits cochons, ou peut-être est-il les trois petits
    cochons en un, comme la lessive Dash. Le voici qui fonce droit sur moi.<br>
    <br>
    <br>
    (Pour info voici sa photo que j’ai pu récupérer après moult recherches dans le trombinoscope du journal).<br>
    <br>
    J’avais un truc à faire, la mémoire me fait défaut, c’est un peu normal, je viens d’essuyer un largage en plein vol et un suicide mental. Mon Brad s’en est allé. C’était quoi l’article à rédiger
    déjà&nbsp;? J’ai éteint mon ordinateur, pourquoi l’ai-je éteint au fait&nbsp;? Quand l’ai-je éteint&nbsp;? N’était-il pas allumé tout à l’heure&nbsp;? (perturbation intense multipliée par
    coefficient quinze).<br>
    D’habitude je feins de faire quelque chose, histoire de ne pas montrer que je suis sur le net à lire les derniers potins sur les people, mais là je suis tellement, tellement perturbée que j’ai
    oublié de rallumer mon ordinateur. Mais quand l’ai-je éteint&nbsp;? Je ne me souviens pas. Oh Seigneur, je meurs&nbsp;!!! Il est là, à un mètre, toujours pas assez loin.<br>
    <br>
    - Alors Clémentine, il avance l’article sur Fiona Wellington&nbsp;?<br>
    Fiona qui&nbsp;? Ce nom devrait sans doute me dire quelque chose, mais là je ne vois pas. En tout cas, c’est clair que je devais bosser sur ce truc. Je ne sais même pas quand je dois remettre
    l’article, j’espère que ce n’est pas pour ce soir. Toi dans le ciel aides-moi.<br>
    - L’artiiiiicle&nbsp;! Bien sûr, je continue mes recherches, j’avance, j’ai du concret, de la matière (bon dieu de quoi parle Trois-en-Un!!!)<br>
    Quand on a rien à dire et à montrer, autant employer des mots gros comme une maison. Ça calme les rédac chefs, sauf Trois-en-Un visiblement.<br>
    - Comment ça vous continuez vos recherches&nbsp;? Il est pour ce soir cet article, vous n’avez pas lu votre messagerie&nbsp;?<br>
    Messagerie&nbsp;? On a monté une ligue pour me casser les pieds aujourd’hui ou quoi&nbsp;!<br>
    - Voyez-vous, je crois que j’ai un petit problème avec mon ordinateur, j’ai tenté de l’allumer mais l’écran reste noir. Peut-être le serveur est-il détraqué ou un virus genre cheval de Troie,
    vous voyez ou pas&nbsp;? Bon j’ai quand même essayé la fameuse solution Eteignez-Rallumez mais sans résultat. J’ai donc appelé le technicien qui m’a dit qu’il viendrait dans l’heure, cependant
    vous constaterez comme moi que le sérieux et le professionnalisme ne sont pas de rigueur au service technique car il n’est toujours pas là.<br>
    Quelle menteuse je fais. Si je pouvais rentrer chez moi, me saouler et me changer en une James Bond Girl, je zigouillerais bien Max avec un 22 long rifle, euh non trop gros pour mes petits bras,
    plutôt une hache. Je lui couperais tous ses membres et ne lui laisserait que le tronc. Ce serait drôle de le voir gigoter comme une marionnette.<br>
    - Clémentine, l’article est pour ce soir, je vous ai envoyé un mail ce matin, vous étiez où&nbsp;? Et ne me dites pas que c’est de la faute du technicien parce qu’il n’était pas là ce matin et
    votre cheval de Troie n’existe que dans votre petite tête. Alors où étiez-vous&nbsp;? J’attends.<br>
    Sous ma couette à cuver mon vin, la nuit a été chaude avec Brad Pitt. Ah&nbsp;! Brad chéri&nbsp;!<br>
    Silence&nbsp;de trente secondes, on réfléchit.<br>
    - Euh, j’étais à une... convention sur les femmes abordant la ménopause (c’est quoi ce mensonge débile), j’ai là un début de sujet très intéressant. Dites-moi les techniciens ne travaillent pas
    le matin, c’est bizarre non&nbsp;?<br>
    - Pour l’instant c’est Fiona qui m’intéresse, et je n’ai pas entendu parler de cette convention. Préparer mieux vos mensonges ma petite Clémentine.<br>
    <br>
    Pas la peine d’insister sur ma pseudo-convention imaginaire. Je ne relève pas non plus le fait d’être traitée de menteuse. Mon moi intérieur sait que je suis honnête même si ça ne rentre pas dans
    les subtilités de Trois-en-Un. Et puis d’ailleurs, un journaliste est censé savoir mentir&nbsp;: cours numéro trois de déontologie journalistique de M. X (le secret professionnel m’interdit de
    révéler son nom) prof de droit de la presse dans la série Beverly Hills. C’est vrai, il disait à Brandon Walsh qu’il avait le droit de mentir, sauf que Brandon ne mentait jamais, d’ailleurs il
    n’allait jamais en cours trop occupé à résoudre les problèmes d’alcoolisme et de coke de Dylan.&nbsp; Je m’égare là, revenons à nos moutons.<br>
    - Je ne peux pas vous rendre cet article ce soir, vous me filez le bébé ce matin, je ne sais même pas qui est Fiona Washington&nbsp;!<br>
    - Wellington&nbsp;!<br>
    - Hein&nbsp;?<br>
    - Ecoutez Clémentine, vous avez jusqu’à 20h00, vous êtes une experte des moteurs de recherche, vous trouverez bien.<br>
    Comment ça une experte&nbsp;? Ce n’est pas parce que j’y passe plus de cinq heures au lieu de bosser que je suis passée experte. Bill Gates, lui est un pro d’internet&nbsp;! Enfin c’est ce que
    l’on dit.<br>
    - Philippe (c’est le prénom de Trois-en-Un, dernier de la fratrie des trois petits cochons),&nbsp; Les Cœurs desséchés ne devraient-ils pas parler des mésaventures amoureuses, plutôt que d’un
    sujet aussi fort et d’actualité qu’est l’engagement de Fiona Washington&nbsp;pour les refuges?<br>
    Je venais de me souvenir que j’avais entendu parler de cette dame qui avait été invitée à Paris à l'occasion de l’anniversaire du Secours Protestant. Elle avait ouvert un centre pour les
    sans-abris à Washington, tient elle porte bien son nom, celle-là.<br>
    - Que faire de vous Clémentine? Moi-même je ne sais plus. La femme du refuge c’est Laura Warrington&nbsp;!<br>
    - Philippe est-ce ma faute si elles ont toutes le même nom&nbsp;!<br>
    - Stop&nbsp;! Faites-moi cet article pour ce soir, débrouillez-vous, voyez sur internet, demandez à vos collègues, et surtout n’oubliez pas un détail très important et qui fera toute la
    différence sur ce sujet…<br>
    Je scrute son visage, bigre alors, il va me tuyauter, finalement ce n’est pas un si mauvais bougre&nbsp; Trois-en-Un.<br>
    - C’est Fiona Wellington. Entendu. W.E.L.L.I.N.G.T.O.N.<br>
    L’abruti va. Comme si j’étais bête. Y a pas écrit I.D.I.O.T.E. sur mon Box! Et puis quoi encore&nbsp;!<br>
    Mais je ne peux pas me concentrer sur cette Fiona Weit Watchers, pour l’instant il y a pire, il y a urgence, ma vie coule. <em>Pourquoi Max&nbsp;? Pourquoaaaaaaaaa&nbsp;!!!!</em><br>
    <br>
    Sonnerie&nbsp;: 1,2, allez Deb réponds, 3,4.<br>
    - Allô&nbsp;?<br>
    - Deb, c’est une horreur ce qui m’arrive, tu n’imagines même pas j’ai un problème ultra-hyper-super-grave&nbsp;!<br>
    - Bonjour Clem. Je viens bien merci. Et toi? Ça s'appelle la politesse jeune fille. Bon c'est quoi aujourd'hui? Voyons voir, tu t’es perdue dans un centre commercial? Non attends, je sais tu ne
    retrouves plus ta Mini&nbsp;? J’ai bon ou pas&nbsp;?<br>
    - Arrêtes Deb, ce n’est vraiment pas le moment de faire de l’humour. C’est pire que tout ça, Max vient de me larguer comme une vieille chaussette sale.<br>
    - Quoi&nbsp;? Tu peux répéter ça&nbsp;!!!<br>
    - Non, je ne peux pas.<br>
    - Max t’a largué. Noon, j’le crois pas. Quand&nbsp;? Comment&nbsp;? Où&nbsp;? Quand même c’est un bel enfoiré ce type&nbsp;!<br>
    - Vas-y insultes-le, ça me soulage.<br>
    - Ma pauvre fille, ça te dit qu’on sorte ce soir&nbsp;?<br>
    - Je me suis faite larguée, je suis au bord du suicide et toi tu veux qu’on sorte&nbsp;!!! T’es folle ou quoi&nbsp;!<br>
    - Il faut que tu me racontes tout.<br>
    - Il m’a envoyé un message, attends je te le transfère, une seconde.<br>
    Ça marche comment pour transférer un message&nbsp;? Elle est où la notice de ce fichu portable. Oh&nbsp;! ça marche. Comment ai-je fait&nbsp;?<br>
    - C’est bon, tu l’as&nbsp;?<br>
    - Ouais attends je lis. <em>Salut Clem, je t’écris pour te dire que j’ai besoin d’espace, je veux respirer, et vivre autre chose. Prends soin de toi. Max.</em> Oh le bandit!&nbsp;Comment peut-il
    te faire cela, après trois ans. Tu l’as appelé pour l’insulter, j’espère&nbsp;?<br>
    - À ton avis, bien sur que je l’ai appelé, il m’a dit qu’il me quittait et c’est tout, il avait soi-disant un double appel. Tu parles, je sais que ce n’est pas vrai, il voulait se débarrasser de
    moi. Il faut que je me venge. C’est trop dur Deb, je le hais. Je fais quoi&nbsp;?<br>
    - Bon ce soir, on monte un siège chez toi. J’espère que Marj n’a rien de prévu. Elle est au courant&nbsp;?<br>
    - Non, impossible de la joindre.<br>
    - T’inquiètes pas, je vais la trouver.<br>
    - Merci Deb.<br>
    - Häggen Dasz, pizza, vodka-orange et on va réfléchir. D’accord&nbsp;?<br>
    -&nbsp;D’accord.<br>
    - T’en fais pas ma belle, ce gars c’est le roi des abrutis de tout l’univers. Que dis-je du firmament, même pas besoin de couronne car avec toutes ses étoiles il brille par sa bêtise&nbsp;! Allez
    à ce soir ma chérie, courage.<br>
    - Deb, je ne sais pas si…<br>
    Tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut tut. Voilà, elle aussi m’a raccroché au nez. Et zut.<br>
    <br>
    En général quand Deb parle de réfléchir avec de la vodka-orange, elle rajoute orange pour faire jeune fille de bonne famille, mais c’est une alcoolo notoire. Qui de nous trois pourra réfléchir à
    mon problème&nbsp;? Marjane est tellement bête qu’elle ne sait même pas lire les panneaux de circulation, elle conduit avec son code sur le tableau de bord. On donne le permis à n’importe qui de
    nos jours&nbsp;!!! Moi, lorsque j’ai eu mon permis j’étais de loin la seule à être totalement performante et même que mon examinateur m’a dit que j’étais merveilleuse au volant, je crois que je
    lui plaisais, tiens je devrais le rappeler, euh…. J’en étais où là&nbsp;? Ah oui&nbsp;! Deb, quant à elle, certes je la trouve dérangée, mais s’il faut vraiment choisir entre elle et Marj, je
    suis dans l’obligation de la trouver normale, et quant à moi je suis si désespérée que je ne pourrais pas réfléchir. C’est décidé, on va plutôt se saouler, et puis c’est vendredi
    soir&nbsp;!!!<br>
    <br>
    Et zut, revoilà Trois-en-Un.<br>
    - Alors Clémentine on avance&nbsp;?<br>
    Je n’ai toujours pas allumé cet ordinateur.<br>
    - Ecoutez Trois-en-Un, je ne peux pas écr….<br>
    - Pardon&nbsp;? C’est quoi Trois-en-Un, un nouveau code&nbsp;?<br>
    - Euh oui,&nbsp; non, excusez-moi, je pensais à voix haute.<br>
    Merde, faut vraiment que j’apprenne à me contrôler.<br>
    - Je disais donc que je n’aurais pas le temps d’écrire cet article Philippe, il me faut plus de temps. J’ai un problème très urgent à régler, il faut absolument que je m’en aille.<br>
    - Comment ça, vous ne pouvez pas partir sans avoir écrit cet article&nbsp;? Enfin où vous croyez-vous Clémentine&nbsp;? Dans une halte-garderie&nbsp;? Au Plazza Athénée&nbsp;? Vous venez et
    partez quand ça vous chante&nbsp;? Ici, on est au B.U.R.E.A.U.&nbsp;!!!<br>
    <br>
    Il m’énerve celui-là, ce n’est parce qu’il est rédacteur en chef, qu’il peut me parler comme il veut et m’épeler les mots comme si j’avais cinq ans&nbsp;! J’ai trente ans nom d’une pipe, et puis
    moi aussi je travaille, moi aussi je suis professionnelle et responsable et performante. Euh vous qui lisez mes lamentations je ne veux absolument rien entendre sinon j’arrête de copiner avec
    vous autres…<br>
    <br>
    - Philippe, il s’agit de ma soeur, elle est au commissariat et je dois aller la chercher, elle a été arrêtée pour conduite en état d’ivresse. Vous vous rendez compte, il était à peine dix
    heures&nbsp;! Boire si tôt&nbsp;! Ma soeur me cause bien du souci, et mes parents étant partis en voyage, je suis bien obligée de m’en occuper, d’autant plus qu’elle est mineure.<br>
    - C’est vrai, cette histoire&nbsp;? Parce qu’elle sent un peu le réchauffé.<br>
    Comment puis-je mentir sur Chloé, vingt-trois ans, détentrice d’un master en management de je-ne-sais-quoi, une fille si sérieuse, si mûre, si consciencieuse tout mon contraire en fait. C’est
    cruel, il s’agit de ma sœur, la chair de ma chair, à ce rythme là j’aurais certainement le prix Nobel du mensonge. Ça existe, non&nbsp;? Non&nbsp;? Bon.<br>
    - Comment pouvez-vous douter de cela, JAMAIS je ne mentirais sur ma pauvre sœur&nbsp;! C’est pour cela que je n’étais pas là ce matin, il a fallu que je me rende à la police, ils n’ont pas voulu
    la libérer, ils m’ont dit qu’elle cuvait lentement (pourquoi, ça arrive de cuver rapidement, il faut que je demande à Deb).<br>
    Je commence à croire à mon histoire. J’aurais dû faire du théâtre ou du cinéma. Al Pacino, de Niro, Tom, Bruce auraient payé pour jouer avec moi, un rôle sur mesure, mais j’aurais choisi Georges.
    On lâche l’accélérateur, allô terre j’écoute&nbsp;!<br>
    - Bon, bon, très bien allez-y Clémentine, mais vous auriez dû m’en parler, maintenant il va falloir que je mette quelqu’un d’autre sur cette histoire.<br>
    - Croyez bien que cela m’embête, d’autant plus que c’est un sujet des plus intéressant, elle est touchante cette Fiona.<br>
    - Parce que vous trouvez qu’une femme qui abandonne ses enfants pour suivre un renégat est une femme touchante&nbsp;? Vous, vous m’étonnerez toujours&nbsp;!<br>
    <br>
    Ah&nbsp;! c’était donc cela. Bon je file avant de me faire incendier, et que mon mensonge ne commence à s’effriter comme la peau de Jack Nicholson.<br>
    Eh, les mecs sont bêtes, on leur ferait avaler n’importe quelle histoire qu’ils tomberaient dans le panneau. Je devrais peut-être dire à Max que je suis atteinte d’une maladie incurable et qu’il
    ne me reste plus que trois mois à vivre. Non, ça fait un peu trop Amour Gloire et Beauté. Et, si je lui dis que je suis enceinte, j’ai quand même quatre mois avant que mon ventre ne s’arrondisse.
    Le temps qu’il se rende compte du subterfuge je serais peut-être enceinte. Bien sur il faudrait que l’on fasse des câlins tous les soirs et entre mes «&nbsp;nausées&nbsp;» et mes
    «&nbsp;vertiges&nbsp;» je devrais le persuader que ces petits maux ne sont que futilités et que je prends du plaisir à lui en donner. Et puis notre «&nbsp;enfant&nbsp;» est si heureux de savoir
    que ses parents s’aiment autant et qu’ils font autant de câlins. Ça c’est une très bonne idée, je vais étudier cela ce soir avec les filles.<br>
    L’ordre du jour&nbsp;sera&nbsp;: Rupture unilatérale<br>
    A - Vengeance : machination à mettre en place<br>
    B - Stratégie : guerre de tranchée - guerre de position<br>
    C - Choisir entre&nbsp;:<br>
    1- maladie incurable&nbsp;: je vais bientôt mourir<br>
    2- bébé&nbsp;: salut tu seras papa dans six mois<br>
    Silence moteur on tourne.<br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <em><span style="font-size: 10pt;">lespetiteshistoiresdegéraldine<br>
    Au secours j'ai besoin d'un homme<br>
    <br>
    ©Géraldine Magnan, 2009<br>
    Texte protégé. Dépôt le 26.10.2009<br>
    <br></span></em><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 23:49:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3e1680f1ccc039ffd8285383a12148d9</guid>
                <category>Au secours j'ai besoin d'un homme</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-au-secours-j-ai-besoin-d-un-homme-38194354-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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