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    <title><![CDATA[Les petites histoires de Géraldine (histoires de filles)]]></title>
    <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/categorie-11153110.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;histoires de filles&quot; du blog &quot;Les petites histoires de Géraldine&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 18 Oct 2011 23:35:03 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 18 Oct 2011 23:35:03 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr</copyright>            <category>histoires de filles</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Quand la pseudo bourgeoise s'embourgeoise]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-quand-la-pseudo-bourgeoise-s-embourgeoise-45614358.html</link>        <description><![CDATA[<div class="hide" style=
  "padding-right: 8px; padding-left: 8px; background: #ffffcc; padding-bottom: 4px; padding-top: 4px; border-bottom: #eeeeee thin solid; font-family: Arial,sans-serif; text-align: justify;">
    <a href="https://mail.google.com/mail/?view=att&amp;th=12700ff4ef58488d&amp;attid=0.3&amp;disp=attd&amp;zw"></a>
  </div>
  <div style="margin: 1ex; text-align: justify;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La bourgeoise des années deux mille virevolte entre aristocratie et modernité. Elle fait rêver le petit peuple
      car elle est le summum de la grâce, de la délicatesse, de la beauté, de l'élégance, la noblesse colle à sa peau. On l'envie car on aimerait être comme elle, mais on est trop pauvre pour lui
      ressembler alors on médit sur elle, on la critique. Pourtant, il y en a une qui ne critique pas, une qui ne médit pas, une qui essaye VAINEMENT de lui ressembler et qui y croit : la
      Pseudo-Bourgeoise. Celle qui se prend pour une grande dame sans particule.<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
      La pseudo-bourgeoise vient de nulle part, enfin si, du ventre de sa mère qu'elle a renié car cette dernière n'était qu'une pauvre aide-soignante vivant dans une barre HLM de la Courneuve. La
      pseudo-bourgeoise a fait un peu d'études (vraiment pas beaucoup), elle a eu son bac, fait trois années de DEUG de droit (première année en ter majeur) et a enfin capitulé quand on lui a proposé
      un BTS Assistante de Direction. Après des études sans grand intérêt, elle a fait un mariage d'amour avec un gentilhomme et a commencé à exiger de lui qu'il gagne fortune et qu'il la mette dans
      une belle maison de la banlieue ouest de Paris, pour elle s'en était fini de la pauvreté. Seulement le gentilhomme n'a pas trouvé fortune et s'est mis deux crédits sur le dos qui finiront sans
      doute par avoir raison de lui, et c'est sans compter ses quarante-cinq heures de très dur labeur qu'il traine derrière lui, fonction de cadre oblige.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">N'ayant pas fortune à sa disposition la pseudo-bourgeoise qui a épuisé son maigre héritage paternel en moins de
      temps qu'il ne faut ainsi que son PEL et son Codevi, vit désormais sur son découvert autorisé (celui du compte joint évidemment) car elle se doit de continuer à parader devant ses copines de
      bureau, ses pauvres BoBos! Et oui la pseudo-bourgeoise se croit au dessus de la BoBo qui porte des fringues bizarres et qui fait un boulot de créa carrément inutile. Une secrétaire c'est utile
      que diable! Mais à quoi servent donc ces pseudo infographistes, ces pseudo designers qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts et qui vivent dans des ateliers d'artistes (pioufff). La
      pseudo-bourgeoise qui considère son travail comme un passe-temps (allez savoir pourquoi, puisqu'elle n'a pas de fric pour se permettre ce genre de considération), vit dans une autre galaxie à
      ne pas en douter. Elle n'adresse pas la parole à la standardiste car elle est trop pauvre selon elle, d'ailleurs, elle n'émet jamais de commentaires à propos des <em>doubles</em> petites gens,
      non par manque de compassion, mais simplement parce qu'elle les considère comme des sous-merdes. Foutaises que tout cela, mais ça elle ne le sait pas.<br>
      <br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La pseudo bourgeoise qui veut tant ressembler aux autres animaux du troupeau tant convoité doit maintenir un
      certain niveau de vie et cela passe par l'apparence. Ce faisant, elle ne va plus chez Ikea, c'est trop cheap, elle se rend désormais chez Ligne Roset ou Kartell. Elle ne va plus chez H&amp;M ou
      Zara car c'est encore trop cheap, elle va chez Caroll ou chez Gérard Pasquier. Son sac Lancaster trop cheap a été remplacé par un Lancel. Ses bottes Jonak qu'elles trouvaient si belles il y a
      cinq de cela et bien c'est fini, trop cheap, maintenant elle va chez Louboutin. Tout ça <em>Grâce</em> à son découvert autorisé, of course.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Elle me fait rire la pseudo bourgeoise car elle est ridicule, personne ne la prend au sérieux. Les pauvres se
      moquent d'elle, les aristo font fi d'elle malgré tous ses efforts. Et, quand elle a la chance de se retrouver par "le plus grand des hasards" au milieu de vraies bourgeoises dans sa petite
      veste surpiquée noire, sa jupe fleurie sous les genoux et ses ballerines noires elle ne sait plus quoi faire car elle est en terre inconnue. Ce n'est pas son monde, elle est perdue. La réalité
      vient se cogner contre son visage botoxé payé grâce encore une fois découvert autorisé.<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
      Cette fille sans personnalité, sans morale qui meurtrit son mari et ses Louise, Pauline et compagnie est vraiment affligeante. Comprendra t-elle un jour le ridicule de sa situation? Se rendra
      t-elle compte un jour que sa fausse veste Chanel ne lui rend pas justice? Pas sur, pas sur...<br>
      <br>
      <br>
      &nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><em>©Géraldine Magnan, 2010</em></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>Texte protégé. Dépôt le 24.02.2010</em></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR">
      &nbsp;
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1cc68008ec6dd3e836cdc742f26a8392</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-quand-la-pseudo-bourgeoise-s-embourgeoise-45614358-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les femmes viennent de "Elle", les hommes de "Auto-Moto"]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-femmes-viennent-de-elle-les-hommes-de-auto-moto-45613704.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 1ex; text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Le très célèbre livre de John Gray "<em>Les hommes viennent de mars les femmes viennent de venus"</em> est
    une référence en matière d'éducation conjugale, de ce fait je me garderais bien de faire la moindre remarque concernant son contenu car j'ai deux exemplaires dans ma bibliothèque (bibliothèque
    qui au demeurant n'est toujours pas faite car mon amour de ma vie; photographe et bricoleur entre deux retouches Photoshop n'a pas trop le temps de s'y atteler et quant à moi et bien je dirais
    que je suis une vraie fille. Par conséquent bricoler ce n'est pas mon truc). Mes deux exemplaires qui jusqu'à présent sont enfermés dans un carton non identifiable (nous n'avons pas pensé à
    nommer nos cartons lors de notre déménagement, quelle organisation! Piouffff), il m'est alors difficile de les consulter car accéder à ces cartons c'est comme décider de grimper le Mont-Blanc
    sans aucun entrainement. Bref, n'ayant plus de repères j'ai commencé à m'interroger sur nos comportements hommes-femmes, sur nos désaccords, sur nos pseudo-concessions, sur le pourquoi d'une
    relation qui dure malgré nos dissemblances et il m'est venu à l'esprit que nous ne venions pas de mars et venus mais plutôt de deux magazines terriens "Elle" et
    "Auto-Moto".&nbsp;<br></span></span>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J'étais assise dans le métro quand j'ai compris cela. Il y a tellement de choses qui me deviennent évidentes
      quand je m'installe dans le métro qui ne regorge pourtant pas d'intelligence mais plutôt d'un troupeau enragé à l'idée de ne pas s'asseoir à côté de la fenêtre pour ne pas avoir à se lever si
      une malheureuse femme enceinte jusqu'au bout des yeux lorgne la place éjectable (vous savez celle de l'allée centrale), que je me demande comment j'arrive à réfléchir au milieu de tous ces
      dingues. Bon revenons à nos moutons (oups!!!). Pourquoi "Elle" et "Auto-Moto"? Je ne sais pas trop mais en y réfléchissant bien cette idée tient la route. Qu'est-ce qui régit à 99,9% la vie des
      femmes si ce n'est la mode, les chichis, les peoples, les drames psychologiques et les tests (les femmes adorent les tests : <em>m'aimera-t-il toute la vie?</em> ou <em>quel genre de femme</em>
      <em>êtes-vous?</em>). Pour une bonne moitié en tout cas c'est quasi vital d'être au parfum de toutes les dernières trouvailles. Leur vie est un bal avec un prince charmant qui page 47 leur
      promet amour, bébé, voyages, bijoux, cailloux, joujoux et j'en passe et des meilleurs. Elle est devenue leur bible, la moindre interrogation d'un cerveau en déroute trouvera réponse dans
      n'importe quelle page de la sacrobible. Les filles respirent "Elle" avec ses filles filiformes campées sur leurs Manolo Blahnik. Qu'est ce qu'elles aimeraient avoir des Manolo Blahnik! Pourquoi
      Jules ne leur offre-t-il donc pas ces Manolo Blahnik! C'est pas faute d'avoir découpé la page 57 de "Elle" contenant l'objet du désir et de l'avoir déposé subrepticement dans la poche de son
      manteau Aigle. L'a t-il vu? En toute honnêteté je n'en sais rien. Le mâle par nature est tellement secret alors comment déchiffrer la moindre émotion. Niet. Je ne sais pas s'il a vu ma page 57.
      Je sais seulement qu'elle est encore dans son manteau, j'ai vérifié.&nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Les filles viennent de "Elle" et elles sont tombées dans un monde masculin qui ne connait rien à QG et qui ne
      jure que par "Auto-Moto". Misère va! Pourtant, le mâle a quand même évolué, il faut bien le reconnaître. Il fait la cuisine en inventant des plats que même Julia Child n'aurait pas su faire de
      son vivant (c'est dire à quel point il est génial), il fait la vaisselle sans utiliser de lave-vaisselle (c'est dire à quel point il est super-génial), il va faire les courses avec son
      amoureuse en boudant et en traînant du pied (c'est dire à quel point il est extra-génial), il fait la lessive en évitant de mélanger les couleurs avec le blanc et en utilisant uniquement le mir
      black magic (c'est dire à quel point il est ultra-génial) et pour finir il change la couche de la petite, enfin il envisage de le faire (point de commentaire entre parenthèse ne sachant s'il le
      fera ou pas dans la réalité). En bref, le mâle est devenu "l'outil" ultra-super-génial dont la fragile femelle ne peut se passer. Il assure. C'est un pro dans tout ce qu'il entreprend, et quant
      à tout ce qu'il n'entreprend pas et bien il assure aussi, c'est vrai vous croyez qu'il est facile de laisser traîner ses chaussettes pendant une semaine dans le salon sans s'en préoccuper? Et
      bien si! Le mâle est la seule espèce vivante pouvant le faire car il a dans son tiroir une panoplie de chaussettes noires qui ne demande qu'à venir caresser ses petits pieds. Le mâle assure.
      &nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le mâle est presque devenu une fée du logis, certains sont même meilleurs à la tâche que leur tendre moitié
      occupée les pieds en croix à feuilleter la page 29 de son "Elle". Je suis fière de mon amour de ma vie qui ne me laisse pas mourir de faim, qui me permet d'avoir des fringues propres et fait en
      sorte que je ne vive pas dans une porcherie. Mais attention, il reste un mâle et bien qu'il ne soit pas un grand fan de tuning (il est plutôt Photoshop et Final-Cut) il reste un mâle qui aime
      les sensations fortes. Le mâle excepté mon amour de ma vie (enfin je crois), rêve sa vie à bord d'une Ferrari, d'une Maserati ou d'une 607. Tout cela dépend de son jeune ou vieil âge. Il est au
      bord de l'extase quand il feuillette d'une main experte son "Auto-Moto" pendant que son autre main customisée avec une Heineken fait la marionnette entre sa bouche et l'accoudoir du canapé. Il
      est à l'affût de la moindre information capitale du style "vends Renault Scénic dpt 93, 2800 euros, année 2002, mise en circulation le 05.01.2002 version (2) 1.9 DTI RXE, puissance fiscale 6CV,
      boîte de vitesse mécanique, énergie diesel,...". Tout cela n'est que du blabla sans intérêt, mais pour le mâle "Auto-Moto" tout cela a du sens.&nbsp;&nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je pourrais parler encore et encore de toutes nos dissemblances, de tout ce qui nous éloigne mais tout cela
      n'est pas très important car la demoiselle "Elle" et le monsieur "Auto-Moto" ne peuvent exister l'un sans l'autre à en croire tous ces bécoteurs qui évoluent dans mon champ visuel. De prime à
      bord, il n'y aurait rien qui expliquerait qu'ils puissent se rapprocher, mais peut-être est-ce parce que rien ne les rapprochent qu'ils ne peuvent se passer l'un de l'autre.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J'aime que nous soyons si différents, j'aime que mon amour de ma vie me trouve insupportable et qu'il ne
      comprenne pas que je ne comprenne pas les choses si basiques de la vie. J'aime qu'il me regarde en écarquillant les yeux se demandant s'il a bien entendu l'énormité de ce que je viens de
      débiter. J'aime qu'il baisse les bras, désappointé devant tant "d'ignorance". C'est vrai j'aime ça. Et puis, j'aime le voir impatient au supermarché se demandant pourquoi je lui fais perdre son
      temps à passer dans tous les rayons alors qu'il nous faut juste un paquet de pâtes et de la crème fraîche. J'aime quand je lui demande ce qu'il pense de ma tenue et qu'il me répond "<em>j'adore
      tout ce que tu portes, tu es trop belle mon amour</em>" alors qu'il a le nez devant son ordinateur et que je ne porte pas grand chose à ce moment là (si vous voyez ce que je veux dire), je
      pourrais sortir nue comme un vermiceau qu'il ne s'en apercevrait pas. Au final, j'aime le fait que nous soyons si différents parce que c'est peut-être pour cela que nous nous entendons si bien.
      John Gray pense que nous venons de planètes éloignées de beaucoup de kilomètres, peut-être, pourquoi pas. Moi, j'aime le fait que nous venions de la même planète et que finalement ce soit les
      diktats de la société de consommation qui nous éloignent. Non, en fait tout cela est très flippant...<br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      &nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><em>©Géraldine Magnan, 2010</em></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>Texte protégé. Dépôt le 24</em></span></span></span><span style=
      "font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>.02.2010</em></span></span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:32:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c72d500193b0b632e675dde6e6f4caa5</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-femmes-viennent-de-elle-les-hommes-de-auto-moto-45613704-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Anorexie ou la fin d'une vie]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-anorexie-ou-la-fin-d-une-vie-42442638.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Phénomène de mode pour certaines, mal-être pour d’autres, jubilation pour quelques-unes, bien-être pour une infime
    partie. C’est une réalité et chacune à ses raisons, elles assument ou non et c’est aussi leur réalité.<br>
    Comment vivre avec ce corps quand il est de trop ?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Anorexique depuis quinze ans déjà, je sais que je ne guérirais
    jamais de cette maladie car elle est devenue moi. Elle vous ronge, vous pensez être plus forte qu’elle mais elle vous atteint et elle vous tue. Elle me tue depuis qu’elle a envahi ma raison.
    Lorsque pour la première fois je pris conscience de mon pouvoir sur ce corps, j’étais aux anges, était-ce de la folie&nbsp;? Je pense que oui. Seulement aujourd’hui je ne vis plus dans cet
    enchantement car c’est une partie de mon être qui s’est envolée. En fait trop longtemps j’ai cru que je pourrais contrôler ce corps, mais à cette heure, il ne m’obéit plus et mon esprit se perd
    dans la déroute.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Assise dans ce canapé habillé de noir où nostalgie et regrets
    font bon ménage, je me souviens du jour où j’ai décidé de faire pencher la balance en ma faveur lorsque mon index a caressé pour la première fois la profondeur de mon être, lointain est ce jour.
    Depuis ma vie ne m’appartient plus et personne ne peut changer son cours car j’ai refusé trop de fois l’aide des autres, alors aujourd’hui je me retrouve seule avec la crainte de perdre cinq
    kilos parce que je serais près de la mort ou d’en prendre cinq parce que je serais en vie.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Je voyage mon existence dans la peur, dans l’incertitude et
    surtout dans une sorte de douce folie que je ne contrôle pas. Ma vie ressemble à un de ces tableaux s’exprimant par anamorphose, mon portrait s’étire puis se flétrit dans le temps comme si plus
    rien ne le retenait, il finira par s’enfuir et disparaitre parce que je ne pourrai plus le retenir dans un avenir qui me semble si proche. Il ne restera plus rien de celle que
    j’étais.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br>
    Je le ne supportais plus, lui devenu un boulet pour moi. Cinquante-cinq kilos, un mètre soixante-dix voilà celle que j’étais. Pour certains j’étais parfaite, tout à fait dans les normes, mais que
    savaient ces gens de la normalité&nbsp;? Moi, je le voyais tous les jours, je le sentais et je ne pouvais plus l’encaisser. Je voulais ressentir ce détachement, pouvoir le dissocier de mon âme.
    Je ne pouvais plus accepter qu’il fasse de moi son esclave. Lorsqu’un défaut apparaît sur soi, on fait tout pour s’en débarrasser. Il était devenu un défaut à mes yeux et je devais tout faire
    pour m’en déposséder. Envisager ma vie sans lui pouvait sembler utopique, mais ma volonté était plus forte que la faiblesse de cette chair. J’allais y parvenir parce que je me devais de réussir
    tout ce que j’entreprenais. Je ne savais pas que cette soudaine prise de pouvoir sur moi allait me conduire vers la déchéance car je croyais que ma maîtrise, que ma force, que ma détermination
    suffiraient face à tout le reste. Quelle illusion!<br></span></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Comment ne plus vivre, ne plus connaître cette vie, ne plus respirer ce monde? C’était là les sempiternelles questions que je me posais tous les jours. Plus rien
    ne m’intéressait, plus rien ne me prenait du temps, parce que je ne connaissais plus cela, plus rien n’accaparait mon esprit. C’était là que désormais logeait le vide. Pourtant, plus que
    n’importe qui je savais ou du moins je croyais savoir ce qui me détruisait, ce mal qui voulait me posséder. Mais je restais là interdite ne faisant rien pour briser ces chaînes qui me retenaient
    prisonnière. C’était horrible car rien ne pouvait changer cela parce qu’indiscutable à mes yeux et propice à la fatalité. Je m’encourageais à me tromper me disant que c’était indubitablement ce
    que la vie avait voulu pour moi, ce désir incessant de vouloir tout quitter et de partir vers des confins que jamais personne ne pourrait franchir, parce qu’ils étaient miens. Faire mouvoir mon
    corps, fermer mes yeux, et ne voir que la lumière pour enterrer l’ombre de la peur c’était ainsi que je voulais ma vie, c’était comme cela que je désirais les autres avec cette absence de
    réalité. Je me disais qu’il ne fallait pas que je laisse les autres s’approprier mes craintes, mes rêves, mes espoirs, mes peines parce qu’ils ne les comprendraient pas, et puis tout cela
    m’appartenait comme un grand livre fermé avec une clé que personne ne trouverait jamais.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;<br></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang=
    "FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ne devais-je pas être le seul acteur de ma vie, peut-être mes secrets me resteraient à jamais gardés, et sans doute
    me rendraient-ils plus forte. Mais tout cela n’est que leurre parce que la vraie vie, celle que je fuis et qui s’enfuit se bat contre la mort et elle ne s’épuise pas car elle continue d’avoir foi
    en moi. La vie ne comprend pas qu’aujourd’hui je ne suis plus rien. Je suis irascible parce que tout m’exaspère, je ne supporte plus toutes ces graisses qui m’obsèdent et que je détruis à coups
    de laxatifs pour qu’enfin respirent mes os.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les autres me regardent avec pitié. J’inspire de la
    pitié&nbsp;! Je m’enfonce dans ce précipice et je n’en peux plus. Je finis par épuiser mon entourage entre mon dégout de la vie, mon dégout de moi-même. J’aurais tellement voulu qu’ils me disent
    ces mots que je veux entendre. Qu’ils me disent que je vais finir par mourir si je n’arrête pas tout ça. Qu’ils me disent que je devrais cesser de m’affamer. Qu’ils me disent qu’ils savent que je
    fais semblant d’aller mieux. Mais ils ne disent rien pas par crainte de ma réaction. Ils sont en train de me laisser mourir parce qu’ils ont peur. Je ne pourrais pas m’en sortir s’ils ne me
    relèvent pas. Pourtant, je ne peux rien leur dire. Tous ces non-dits m’entraînent vers la mort je le sais. Je n’arrive plus à vivre, je n’arrive plus à faire semblant, ni à sourire, ni à chanter,
    ni à danser. Ils le savent tous mais ils se taisent.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ma tour d’ivoire est tout ce qui me reste car pour survivre et
    oublier la fin et la faim j’ai dû me protéger. Et pour toutes mes faiblesses, et pour toutes les erreurs de mes jours, je ne crains plus rien parce que finalement je suis la seule à faire le jour
    de ma vie et à y habiter. C’était ça ma magie même si au fond je savais que je me mentais car il n’y a plus de magie, il ne reste que le désespoir, je ne peux plus vivre mes rêves, je passe aux
    travers des filets et j’avance.<br></span></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br>
    L’anorexie tue, elle détruit tout. Ma douce folie c’était de vivre la vie de Rose, mon amie imaginaire celle qui s’était couchée dans mon monde, celle que j’aurais voulu être, celle que j’aurais
    dû être…</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;<br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">©Géraldine Magnan, 2010</span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"
    lang="FR">Texte protégé. Dépôt le 07.01.2010</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cc1c6cb448c71b1a2b1a9be8d9966d56</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-anorexie-ou-la-fin-d-une-vie-42442638-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'inattendu]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-l-inattendu-39134828.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Elise était folle de joie, elle ne pensait plus que cela arriverait et pourtant. Les larmes roulaient sur ces joues couleur café au lait, elle ne pouvait s’arrêter. Le test était positif.
    Enfin! Après tout ce temps les deux barres tant attendues apparaissaient enfin sur ce long bâtonnet. Enceinte&nbsp;! Quelle joie. Elle s’empressa d’appeler Jean son mari qui était encore au
    travail pour lui annoncer la nouvelle. Ils pleurèrent. Aujourd’hui, c’était leur jour de chance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quand il rentra ce soir là, ils se mirent à rêver de ces lendemains car la vie commençait enfin pour eux avec ce trésor enfoui dans les entrailles d’Elise. Ils décidèrent de garder secret cette
    nouvelle afin de conjurer le sort car après toutes les déceptions de ces cinq dernières années ils ne supporteraient pas un nouveau malheur. Tant de douleurs, tant de pleurs. Aujourd’hui, ils
    pouvaient sourire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elise prit rendez-vous chez son gynécologue qui, fait exceptionnel, pouvait la recevoir le lendemain après-midi. En attendant, elle devait faire une prise de sang afin de déterminer le début de
    sa grossesse. Elle se rendit au laboratoire et fit pour la soixantième fois une prise de sang, mais cette fois-ci c’était avec le sourire aux lèvres. En sortant du laboratoire, elle décida de
    faire une surprise à Jean et acheta deux billets d’avion pour Brazzaville. Ils partiraient dans trois mois, après que toutes menaces de fausses couches soient écartées. Ils iraient voir leurs
    parents et annonceraient la grande nouvelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela faisait deux ans qu’ils n’étaient pas rentrés au pays. Le soleil, la mer, les bons petits plats manquaient à Elise. Quant à Jean il ne se plaignait pas, mais Elise savait que ses parents lui
    manquaient comme les siens d’ailleurs. Il serait fou de joie. Elle décida qu’elle ferait un paquet cadeau à Jean, elle glisserait les billets dans l'enveloppe de l'échographie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quand, elle arriva chez son gynécologue le lendemain, elle était pleine d’appréhension. Jean avocat dans l'armée de terre, plaidait cet après-midi là, elle était donc seule à patienter dans la
    salle d’attente du docteur s’imaginant les pires scénarios. Pour se rassurer elle ne cessait de caresser son ventre, essayant de sentir ce petit être, son bébé, son trésor. Lorsque le médecin lui
    ouvrit la porte en souriant elle se sentit rassurée. Il la fit asseoir et la félicita, lui disant combien il était heureux qu’après tous ces traitements qu’elle ait pu tomber enceinte alors
    qu’ils n’y croyaient presque plus. Sans doute que cette pause leur fut bénéfique. Il lui fit part des résultats que lui avaient envoyé le laboratoire d’analyse. Quelle ne fut la surprise d’Elise
    d’apprendre qu’elle était enceinte de dix semaines elle qui se croyait enceinte d'un mois seulement. Elle n’avait rien senti, il devait y avoir une erreur, cela ne pouvait être possible. Elle le
    dit au médecin. Elle n’avait eu aucun symptômes, tout était comme avant. Le docteur lui dit que cela pouvait arriver et lui fit l’échographie afin de vérifier que tout allait bien. Elise ne se
    sentait pas bien elle savait que quelque chose clochait, ce n’était pas normal, elle ne pouvait être enceinte de dix semaines. C'était tout bonnement impossible. Elle se souvenait parfaitement de
    ces petits instants quand Jean parti en mission à l'étranger, son lit avait été dérangé. Tout cela était impossible. Pourtant l’échographie confirma l’analyse de sang. C’était bien
    vrai.&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le gynécologue remarqua son trouble et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle lui dit qu’elle n’était pas sûre de cette date, elle lui dit que cela ne pouvait être exact. Elle lui demanda s'il
    était bien sûr des dates. Il fallait bien reconnaître que le docteur Sardant avait un penchant pour l'alcool, cependant il fallait aussi reconnaître que l'appareil lui ne pouvait être ivre de
    quelque manière que ce soit, c'était scientifiquement impossible. Elise était dépitée. Depuis le temps qu'ils attendaient ce moment. Etre parents...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il avait fallu que Jean parte en mission à l'étranger et qu'elle couche avec son prof de shiatsu, le beau Ben-blanc-yeux-bleus-cheveux-châtains, bref tout le contraire de
    Jean-noir-yeux-noirs-cheveux-crépus-noirs. Pourquoi était-il parti en mission ? Pourquoi avait-elle invité Ben à prendre un dernier verre chez elle ce soir là ? L'enfant à naître ne serait pas
    noir, et personne dans leurs ascendants respectifs n'était un peu blanc pour expliquer la couleur de peau trop clair du futur bébé. S'il pouvait sortir tout noir mais comment faire pour qu'il
    soit noir ce petit bébé?...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">©Géraldine Magnan, 2009</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Texte protégé. Dépôt le 09.11.2009</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 10 Nov 2009 18:30:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5a2920a9bb61acf72f645f62b40b7edd</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-l-inattendu-39134828-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hey sexy lady]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-hey-sexy-lady-39045668.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <b>&nbsp;</b>Déhanchée à ne plus en finir, on pourrait croire que ses reins sont en apesanteur tant elle se tord et se retord campée sur ses neuf centimètres. Elle se prend pour une princesse
    avec ses cheveux lisses ou bouclées qu'elle choisit en fonction de son humeur. Elle n'achète que des cheveux naturels depuis qu’elle n’est plus chômeuse et qu’elle ne compose plus le 0.892.
    «&nbsp;ASSEDIC de l’Ouest Francilien bonjour…&nbsp;». Son maquillage est nickel même si on a l'impression qu'elle vampirise ses sourcils et qu'elle se tartine beaucoup trop le visage à coup de
    fond de teint. Quant à ses fringues, qu’elle les prenne aux Halles, sur les Champs elle sait les porter et jamais il ne lui viendrait à l’idée de "patchworkiser" ses tenues. Pour elle ce n’est
    jamais le carnaval, bref elle tient à son image. Quand elle se mêle au reste du troupeau composé de ses autres congénères vers Sarcelles ou Clignancourt elle continue son manège de bimbo. Et
    comme une starlette des petits quartiers elle parle tellement fort qu’elle casse les oreilles de tout le monde, elle rit tellement fort qu’on craint qu’elle ne s’étouffe, elle regarde les autres
    avec tellement de hargne qu’on espère ne pas être foudroyé sur place. Peu importe l'endroit où ses pieds foulent le bitume parisien cette fille tient à ce que les autres la voient, la sentent, la
    déshabillent du regard, elle a besoin d'être le centre du monde dans lequel elle évolue. Elle n’en a rien à faire des autres, puisqu'elle se prend pour une bombe atomique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans le métro, les autres la lorgnent, la reluquent, la guignent, la caressent du regard. Les mâles font réfléchir leur entrejambe malgré leur alliance étincelante. Les femelles, reines de
    l’envie, la jalousent, la snobent, et elles finissent par devenir des garces qui se damneraient pour un arrière-train bien galbé, un teint halé, une poitrine 95C cent pour cent naturelle et des
    yeux en amande qui pétillent. Malheureusement pour ces pauvresses, la réalité est tout autre car elles sont déjà mal fichues à quarante ans à force de crèmes anti-rides, de crèmes de jour, de
    nuits, de midi, de botox, de concombres et autres "jouvenceries". Comment auraient-elles le temps d'être une Pénélope, une Béyoncé ou une Angélina quand elles s’usent à jouer les BoBos pauvres du
    17<sup>ème</sup> arrondissement de Paris au grand dam du mâle. Il n'est d'ailleurs pas étonnant que tous ces Philippe, David et compagnie matent, effleurent, trompent et n’oublient pas de mentir
    à toutes ces pauvres Caroline, Nathalie, Pascaline, Marie pauvres mamans de ces petits Corentin, Emilien, Flora, Constance et autres vieilleries dénichées dans l’arbre généalogique aristocratique
    de leurs aïeuls.&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour en revenir à la sexy lady, elle a du vice, et elle obtient ce qu’elle veut quand elle le veut. Certains la prennent pour une fille superficielle obnubilée par son nombril et son blackberry.
    Seulement il ne faut pas se méprendre sur cette demoiselle car quand certains pensent qu'elle additionne les petits boulots chez Téléperformance et autres boutiques pour jeunes
    peu-pas-sous-ou-sur-diplômés, il faut bien reconnaître que souvent elle a fait des études supérieures, qu'elle occupe un poste qui ne lui demande pas de rester scotchée devant un photocopieur du
    matin jusqu'au soir si vous voyez ce que je veux dire. Oui, qu'on ne se méprenne pas car elle s'assure un avenir. D'autres encore la prennent pour une attrape-fortune parce que Philippe lui paye
    des sacs à mains Lancel et Fendi. Entre nous qui voudrait se caser avec l'idiot de l'immeuble qui n'a qu'un seul neurone en activité et qui vous invite uniquement au Mac Do! Vous ? Non, je ne
    crois pas.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Durant mes nombreux déménagements j’ai connu une noire "ébenienne" du prénom de Laura, ce n’était pas une bombe atomique mais grâce à sa tonne de maquillage made in L’Oréal et sa fausse chevelure
    made in Clignancourt elle arrivait à «&nbsp;s’atomiser&nbsp;». Elle cherchait devant son miroir comment rivaliser avec Beyoncé, Noémie Lenoir, Halle, Alicia Keys, etc... Elle se convainquait tous
    les matins qu'elle pourrait les écraser, prendre leur place parce qu'elle était mieux. Je ne suis pas sure que Jay-Z ou Gabriel Aubry auraient été gagnants au change mais bon espoir quand tu nous
    tient! Elle travaillait dans un quartier chic de Paris et de fait n'avait de cesse de se vanter, elle se croyait au-dessus des autres jusqu'au moment où on lui demandait où elle habitait et
    qu'elle était bien obligée de répondre Gennevilliers (pas glam hein! Je sais. Elle aussi). Quelquefois il m’arrivait de craindre qu’elle ne s’étouffe dans son arrogance, mais justement grâce ou à
    cause de cette dernière elle ne s’est pas étouffée. Force est de constater que des fées superficielles s'étaient penchées sur son berceau. Tout lui était dû, l’argent des autres, leurs fringues
    et même leurs mecs. Elle ne souffrait jamais des moqueries des autres parce qu’elle-même tirait à boulet rouge sur tout ce qui avait deux pattes. Personne n'échappait à son courroux. Tout cela
    sans vergogne. Ah, il y a tellement de Laura qui jouent de leurs attributs factices pour arriver à leurs fins et qui prennent possession de ce que les autres bâtissent si difficilement qu’on a
    envie de les mettre dans un grand sac et de les jeter dans une poubelle. Je vous vois opiner du chef et je dois bien avouer que je vous comprends, surtout qu'il y a une flopée de filles qu’on
    ignore parce qu'elles ont tout d'une Ugly Betty et que tout le monde finit par les oublier. Vous êtes rares, je dirais même que vous êtes en voie de disparition. Quelle tristesse!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>©Géraldine Magnan, 2009</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Texte protégé. Dépôt le 09.11.2009</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 10:47:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">420691d584f0c4ce3299176ce1f7808d</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-hey-sexy-lady-39045668-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Panier percé]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-panier-perce-38770158.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je suis ce que la société actuelle appelle un panier percé. Je fais parti de ces gens qui ont de mauvais rapports avec leur banquier.
    Croyez-vous que cela m’embête de ne pas être dans le top ten de ma banque&nbsp;? Honnêtement, non. À dire vrai je m’en tape parce que mon banquier n’est pas mieux que moi, lui aussi est souvent
    dans le rouge, alors qu’il me traite de panier percé me passe au dessus de la tête. Cela dit, je voudrais que les choses soient claires car si le rapport que j’ai avec lui me laisse quelque peu
    indifférente, il n’en est pas de même avec mon moi intérieur car cela n’a rien d’amusant. Oh que non croyez-moi&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Voyez-vous, après exercice de la chose et ce depuis de très longues années, je me rends compte qu’il est dure de vivre quand on est un panier percé. C’est vrai, quand arrivent les soldes, ou
    quand vous voulez vous faire plaisir (force est de constater que vous voulez tout le temps vous faire plaisir) qu'il est douloureux de voir afficher sur l’écran de la caissière «&nbsp;paiement
    refusé&nbsp;» ou «&nbsp;provision insuffisante&nbsp;» quand vous vous dirigez vers un distributeur de billet. Ça fait vraiment mal, croyez-moi.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Comprenez bien que si j’étais un tant soit peu raisonnable, que je me dirais finalement tous ces achats ne sont que futilités
    mais ce n’est pas possible car quand je traverse n’importe quelle rue, même la plus minable de Paris, mes yeux sont encouragés à dévier du trottoir pour se perdre dans ces vitrines qui me
    narguent sans arrêt. Comment ne pas être un panier percé dans ces cas là&nbsp;? Certaines diraient qu’il faut simplement éviter tous ces endroits, qu’il faut apprendre à faire des soustractions,
    qu’il faut combattre ce mal qui sévit en moi. Je veux bien, mais comment&nbsp;? En réalité, tout cela est plus facile à dire qu’à faire&nbsp;!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Croyez-vous qu’il soit facile d’aller aux galeries Lafayette, de se balader de rayons en rayons et de rentrer chez soi les mains dans les poches&nbsp;? Croyez-vous qu’il soit facile d’aller aux
    galeries Lafayette encore une fois et de voir qu’enfin ce chemisier que vous lorgnez depuis trois semaines est ENFIN soldé à moins trente pour cent&nbsp;? Et bien je vais vous dire que NON. Ce
    n’est pas facile et je défie quiconque de me dire que si.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Bien sur certaines pensent que les filles comme moi sont des êtres écervelés et capricieux, &nbsp;et qui estiment que de toute façon quelqu’un viendra les sauver, que quelqu'un aura pitié. Mais
    je vais vous dire je ne suis pas écervelée et encore moins capricieuse, loin de là. Je vis dans un monde où le fric s’envole par les fenêtres. Je vis dans un monde où le paraître a pris le pas
    sur le vrai. Je vis dans une société ou il n’est pas possible d’aller au travail avec les mêmes fringues deux fois de suite. Alors oui, je suis obligée d’acheter. Est-ce que je suis pour autant
    obligée d’être dans le rouge tous les mois, d’être harcelé par mon banquier parce que je suis à découvert de mille cinq cent euros. Honnêtement, non et je le sais. Je suis entièrement d’accord
    avec le fait que je pourrais ne pas être à découvert, mais je ne suis pas d’accord avec le fait que tout cela est entièrement de ma faute. Je ne me cherche pas d’excuse. Je dis seulement que si
    je suis un panier percé c’est parce que le système de surconsommation dans lequel je vis qui me fait rêver, qui me propose un superbe appart avec un taux d’intérêt super alléchant, ce même
    système qui me propose une carte de crédit pour chacun des magasins où je vais, ce même système qui me propose un découvert équivalent à mon salaire, ne peut pas me dire aujourd’hui qu’il va me
    faire ficher à la banque de France parce que c’est LUI qui fait de moi aujourd’hui un panier percé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J’imagine fort bien qu’une majorité ne me comprendra pas, mais à cette majorité je dis que je suis une victime de la société et
    que le jour où les magazines, les pubs, les médias, les banques cesseront de faire rêver les gens leur promettant monts et merveilles je dirais que oui il me sera possible de colmater les brèches
    de mon panier. Il me sera possible de ne plus vivre sur mon découvert et d’envisager pourquoi pas d’avoir enfin une épargne. Épargne qui aujourd’hui me fait défaut puisque je dois rembourser le
    prêt de mon appartement.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En attendant, cessez de me juger, et de vouloir me faire la morale parce que je n’arrive pas à compter mes deniers et que je flambe tout aux galeries Lafayette.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 7pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR">©Géraldine Magnan,
    2009</span></em>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 7pt; line-height: 150%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;" lang="FR">Texte protégé.
    Dépôt le 26.10.2009</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Nov 2009 17:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7286c6bc7bb90a9d81b623184ca01c68</guid>
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