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    <title><![CDATA[Les petites histoires de Géraldine]]></title>
    <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/</link>
    <description>Au fil des pages, vous découvrirez des histoires réelles ou non. Certainement que quelques-uns de ces personnages seront vous. Bonne lecture.
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        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 00:28:44 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 26 Feb 2010 00:28:44 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Quand la pseudo bourgeoise s'embourgeoise]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-quand-la-pseudo-bourgeoise-s-embourgeoise-45614358.html</link>        <description><![CDATA[<div class="hide" style=
  "padding-right: 8px; padding-left: 8px; background: #ffffcc; padding-bottom: 4px; padding-top: 4px; border-bottom: #eeeeee thin solid; font-family: Arial,sans-serif; text-align: justify;">
    <a href="https://mail.google.com/mail/?view=att&amp;th=12700ff4ef58488d&amp;attid=0.3&amp;disp=attd&amp;zw"></a>
  </div>
  <div style="margin: 1ex; text-align: justify;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La bourgeoise des années deux mille virevolte entre aristocratie et modernité. Elle fait rêver le petit peuple
      car elle est le summum de la grâce, de la délicatesse, de la beauté, de l'élégance, la noblesse colle à sa peau. On l'envie car on aimerait être comme elle, mais on est trop pauvre pour lui
      ressembler alors on médit sur elle, on la critique. Pourtant, il y en a une qui ne critique pas, une qui ne médit pas, une qui essaye VAINEMENT de lui ressembler et qui y croit : la
      Pseudo-Bourgeoise. Celle qui se prend pour une grande dame sans particule.<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
      La pseudo-bourgeoise vient de nulle part, enfin si, du ventre de sa mère qu'elle a renié car cette dernière n'était qu'une pauvre aide-soignante vivant dans une barre HLM de la Courneuve. La
      pseudo-bourgeoise a fait un peu d'études (vraiment pas beaucoup), elle a eu son bac, fait trois années de DEUG de droit (première année en ter majeur) et a enfin capitulé quand on lui a proposé
      un BTS Assistante de Direction. Après des études sans grand intérêt, elle a fait un mariage d'amour avec un gentilhomme et a commencé à exiger de lui qu'il gagne fortune et qu'il la mette dans
      une belle maison de la banlieue ouest de Paris, pour elle s'en était fini de la pauvreté. Seulement le gentilhomme n'a pas trouvé fortune et s'est mis deux crédits sur le dos qui finiront sans
      doute par avoir raison de lui, et c'est sans compter ses quarante-cinq heures de très dur labeur qu'il traine derrière lui, fonction de cadre oblige.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">N'ayant pas fortune à sa disposition la pseudo-bourgeoise qui a épuisé son maigre héritage paternel en moins de
      temps qu'il ne faut ainsi que son PEL et son Codevi, vit désormais sur son découvert autorisé (celui du compte joint évidemment) car elle se doit de continuer à parader devant ses copines de
      bureau, ses pauvres BoBos! Et oui la pseudo-bourgeoise se croit au dessus de la BoBo qui porte des fringues bizarres et qui fait un boulot de créa carrément inutile. Une secrétaire c'est utile
      que diable! Mais à quoi servent donc ces pseudo infographistes, ces pseudo designers qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts et qui vivent dans des ateliers d'artistes (pioufff). La
      pseudo-bourgeoise qui considère son travail comme un passe-temps (allez savoir pourquoi, puisqu'elle n'a pas de fric pour se permettre ce genre de considération), vit dans une autre galaxie à
      ne pas en douter. Elle n'adresse pas la parole à la standardiste car elle est trop pauvre selon elle, d'ailleurs, elle n'émet jamais de commentaires à propos des <em>doubles</em> petites gens,
      non par manque de compassion, mais simplement parce qu'elle les considère comme des sous-merdes. Foutaises que tout cela, mais ça elle ne le sait pas.<br>
      <br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">La pseudo bourgeoise qui veut tant ressembler aux autres animaux du troupeau tant convoité doit maintenir un
      certain niveau de vie et cela passe par l'apparence. Ce faisant, elle ne va plus chez Ikea, c'est trop cheap, elle se rend désormais chez Ligne Roset ou Kartell. Elle ne va plus chez H&amp;M ou
      Zara car c'est encore trop cheap, elle va chez Caroll ou chez Gérard Pasquier. Son sac Lancaster trop cheap a été remplacé par un Lancel. Ses bottes Jonak qu'elles trouvaient si belles il y a
      cinq de cela et bien c'est fini, trop cheap, maintenant elle va chez Louboutin. Tout ça <em>Grâce</em> à son découvert autorisé, of course.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Elle me fait rire la pseudo bourgeoise car elle est ridicule, personne ne la prend au sérieux. Les pauvres se
      moquent d'elle, les aristo font fi d'elle malgré tous ses efforts. Et, quand elle a la chance de se retrouver par "le plus grand des hasards" au milieu de vraies bourgeoises dans sa petite
      veste surpiquée noire, sa jupe fleurie sous les genoux et ses ballerines noires elle ne sait plus quoi faire car elle est en terre inconnue. Ce n'est pas son monde, elle est perdue. La réalité
      vient se cogner contre son visage botoxé payé grâce encore une fois découvert autorisé.<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
      Cette fille sans personnalité, sans morale qui meurtrit son mari et ses Louise, Pauline et compagnie est vraiment affligeante. Comprendra t-elle un jour le ridicule de sa situation? Se rendra
      t-elle compte un jour que sa fausse veste Chanel ne lui rend pas justice? Pas sur, pas sur...<br>
      <br>
      <br>
      &nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><em>©Géraldine Magnan, 2010</em></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>Texte protégé. Dépôt le 24.02.2010</em></span></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR">
      &nbsp;
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:44:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-quand-la-pseudo-bourgeoise-s-embourgeoise-45614358.html</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-quand-la-pseudo-bourgeoise-s-embourgeoise-45614358-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les femmes viennent de "Elle", les hommes de "Auto-Moto"]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-femmes-viennent-de-elle-les-hommes-de-auto-moto-45613704.html</link>        <description><![CDATA[<div style="margin: 1ex; text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Le très célèbre livre de John Gray "<em>Les hommes viennent de mars les femmes viennent de venus"</em> est
    une référence en matière d'éducation conjugale, de ce fait je me garderais bien de faire la moindre remarque concernant son contenu car j'ai deux exemplaires dans ma bibliothèque (bibliothèque
    qui au demeurant n'est toujours pas faite car mon amour de ma vie; photographe et bricoleur entre deux retouches Photoshop n'a pas trop le temps de s'y atteler et quant à moi et bien je dirais
    que je suis une vraie fille. Par conséquent bricoler ce n'est pas mon truc). Mes deux exemplaires qui jusqu'à présent sont enfermés dans un carton non identifiable (nous n'avons pas pensé à
    nommer nos cartons lors de notre déménagement, quelle organisation! Piouffff), il m'est alors difficile de les consulter car accéder à ces cartons c'est comme décider de grimper le Mont-Blanc
    sans aucun entrainement. Bref, n'ayant plus de repères j'ai commencé à m'interroger sur nos comportements hommes-femmes, sur nos désaccords, sur nos pseudo-concessions, sur le pourquoi d'une
    relation qui dure malgré nos dissemblances et il m'est venu à l'esprit que nous ne venions pas de mars et venus mais plutôt de deux magazines terriens "Elle" et
    "Auto-Moto".&nbsp;<br></span></span>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J'étais assise dans le métro quand j'ai compris cela. Il y a tellement de choses qui me deviennent évidentes
      quand je m'installe dans le métro qui ne regorge pourtant pas d'intelligence mais plutôt d'un troupeau enragé à l'idée de ne pas s'asseoir à côté de la fenêtre pour ne pas avoir à se lever si
      une malheureuse femme enceinte jusqu'au bout des yeux lorgne la place éjectable (vous savez celle de l'allée centrale), que je me demande comment j'arrive à réfléchir au milieu de tous ces
      dingues. Bon revenons à nos moutons (oups!!!). Pourquoi "Elle" et "Auto-Moto"? Je ne sais pas trop mais en y réfléchissant bien cette idée tient la route. Qu'est-ce qui régit à 99,9% la vie des
      femmes si ce n'est la mode, les chichis, les peoples, les drames psychologiques et les tests (les femmes adorent les tests : <em>m'aimera-t-il toute la vie?</em> ou <em>quel genre de femme</em>
      <em>êtes-vous?</em>). Pour une bonne moitié en tout cas c'est quasi vital d'être au parfum de toutes les dernières trouvailles. Leur vie est un bal avec un prince charmant qui page 47 leur
      promet amour, bébé, voyages, bijoux, cailloux, joujoux et j'en passe et des meilleurs. Elle est devenue leur bible, la moindre interrogation d'un cerveau en déroute trouvera réponse dans
      n'importe quelle page de la sacrobible. Les filles respirent "Elle" avec ses filles filiformes campées sur leurs Manolo Blahnik. Qu'est ce qu'elles aimeraient avoir des Manolo Blahnik! Pourquoi
      Jules ne leur offre-t-il donc pas ces Manolo Blahnik! C'est pas faute d'avoir découpé la page 57 de "Elle" contenant l'objet du désir et de l'avoir déposé subrepticement dans la poche de son
      manteau Aigle. L'a t-il vu? En toute honnêteté je n'en sais rien. Le mâle par nature est tellement secret alors comment déchiffrer la moindre émotion. Niet. Je ne sais pas s'il a vu ma page 57.
      Je sais seulement qu'elle est encore dans son manteau, j'ai vérifié.&nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Les filles viennent de "Elle" et elles sont tombées dans un monde masculin qui ne connait rien à QG et qui ne
      jure que par "Auto-Moto". Misère va! Pourtant, le mâle a quand même évolué, il faut bien le reconnaître. Il fait la cuisine en inventant des plats que même Julia Child n'aurait pas su faire de
      son vivant (c'est dire à quel point il est génial), il fait la vaisselle sans utiliser de lave-vaisselle (c'est dire à quel point il est super-génial), il va faire les courses avec son
      amoureuse en boudant et en traînant du pied (c'est dire à quel point il est extra-génial), il fait la lessive en évitant de mélanger les couleurs avec le blanc et en utilisant uniquement le mir
      black magic (c'est dire à quel point il est ultra-génial) et pour finir il change la couche de la petite, enfin il envisage de le faire (point de commentaire entre parenthèse ne sachant s'il le
      fera ou pas dans la réalité). En bref, le mâle est devenu "l'outil" ultra-super-génial dont la fragile femelle ne peut se passer. Il assure. C'est un pro dans tout ce qu'il entreprend, et quant
      à tout ce qu'il n'entreprend pas et bien il assure aussi, c'est vrai vous croyez qu'il est facile de laisser traîner ses chaussettes pendant une semaine dans le salon sans s'en préoccuper? Et
      bien si! Le mâle est la seule espèce vivante pouvant le faire car il a dans son tiroir une panoplie de chaussettes noires qui ne demande qu'à venir caresser ses petits pieds. Le mâle assure.
      &nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Le mâle est presque devenu une fée du logis, certains sont même meilleurs à la tâche que leur tendre moitié
      occupée les pieds en croix à feuilleter la page 29 de son "Elle". Je suis fière de mon amour de ma vie qui ne me laisse pas mourir de faim, qui me permet d'avoir des fringues propres et fait en
      sorte que je ne vive pas dans une porcherie. Mais attention, il reste un mâle et bien qu'il ne soit pas un grand fan de tuning (il est plutôt Photoshop et Final-Cut) il reste un mâle qui aime
      les sensations fortes. Le mâle excepté mon amour de ma vie (enfin je crois), rêve sa vie à bord d'une Ferrari, d'une Maserati ou d'une 607. Tout cela dépend de son jeune ou vieil âge. Il est au
      bord de l'extase quand il feuillette d'une main experte son "Auto-Moto" pendant que son autre main customisée avec une Heineken fait la marionnette entre sa bouche et l'accoudoir du canapé. Il
      est à l'affût de la moindre information capitale du style "vends Renault Scénic dpt 93, 2800 euros, année 2002, mise en circulation le 05.01.2002 version (2) 1.9 DTI RXE, puissance fiscale 6CV,
      boîte de vitesse mécanique, énergie diesel,...". Tout cela n'est que du blabla sans intérêt, mais pour le mâle "Auto-Moto" tout cela a du sens.&nbsp;&nbsp;<br></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je pourrais parler encore et encore de toutes nos dissemblances, de tout ce qui nous éloigne mais tout cela
      n'est pas très important car la demoiselle "Elle" et le monsieur "Auto-Moto" ne peuvent exister l'un sans l'autre à en croire tous ces bécoteurs qui évoluent dans mon champ visuel. De prime à
      bord, il n'y aurait rien qui expliquerait qu'ils puissent se rapprocher, mais peut-être est-ce parce que rien ne les rapprochent qu'ils ne peuvent se passer l'un de l'autre.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">J'aime que nous soyons si différents, j'aime que mon amour de ma vie me trouve insupportable et qu'il ne
      comprenne pas que je ne comprenne pas les choses si basiques de la vie. J'aime qu'il me regarde en écarquillant les yeux se demandant s'il a bien entendu l'énormité de ce que je viens de
      débiter. J'aime qu'il baisse les bras, désappointé devant tant "d'ignorance". C'est vrai j'aime ça. Et puis, j'aime le voir impatient au supermarché se demandant pourquoi je lui fais perdre son
      temps à passer dans tous les rayons alors qu'il nous faut juste un paquet de pâtes et de la crème fraîche. J'aime quand je lui demande ce qu'il pense de ma tenue et qu'il me répond "<em>j'adore
      tout ce que tu portes, tu es trop belle mon amour</em>" alors qu'il a le nez devant son ordinateur et que je ne porte pas grand chose à ce moment là (si vous voyez ce que je veux dire), je
      pourrais sortir nue comme un vermiceau qu'il ne s'en apercevrait pas. Au final, j'aime le fait que nous soyons si différents parce que c'est peut-être pour cela que nous nous entendons si bien.
      John Gray pense que nous venons de planètes éloignées de beaucoup de kilomètres, peut-être, pourquoi pas. Moi, j'aime le fait que nous venions de la même planète et que finalement ce soit les
      diktats de la société de consommation qui nous éloignent. Non, en fait tout cela est très flippant...<br>
      <br>
      <br>
      <br>
      <br>
      &nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR" align="justify">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><em>©Géraldine Magnan, 2010</em></span></span>
    </p>
    <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;">
      <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>Texte protégé. Dépôt le 24</em></span></span></span><span style=
      "font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>.02.2010</em></span></span></span>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:32:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-femmes-viennent-de-elle-les-hommes-de-auto-moto-45613704.html</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-femmes-viennent-de-elle-les-hommes-de-auto-moto-45613704-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les maquilleuses du métro]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-maquilleuses-du-metro-45613223.html</link>        <description><![CDATA[<p align="center">
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;Mascara, eye-liner, rouges à&nbsp;lèvres rose glacé, rouge cerise, brun chocolat nacré, ombres
    à&nbsp;paupières noir charbonneux ou bleu océan surenchérissent dans le métro. Les filles se jaugent se demandant laquelle obtiendra LE résultat. Quelques-unes ne s'en sortent pas trop mal, quant
    aux autres, les malhabiles, elles rangent crâneuses leur miroir dans leur micro-sac alors qu'un désastre ambulant vient de prendre possession de leur visage carnavalesque. Ne s'en
    aperçoivent-elles pas? Ne se rendent-elles pas compte que le métro vient de bousiller leurs espoirs de séduire le-beau-Marc-du-service-<wbr></span>juridique? Je regarde toutes ces filles et ne
    peux m'empêcher de penser <em>mais quel carnage</em>! On se serait cru dans une village de sioux sans sioux ou le barbouillage serait maître en la matière. Une bande de pseudo-sioux se
    peinturlurant le visage sans raison apparente. C'est dingue, non? C'est comme si je me mettais du fond de teint beige hiver alors que je suis noire, j'aurais l'air ridicule non? Visiblement ma
    notion du ridicule n'est pas la même que celle de ces filles devenues des pots de peinture ambulants dans le métro comme si elles ne savaient pas que lumière artificielle et maquillage (quand
    bien même il s'agirait de Dior) ne font pas bon ménage.</span> <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Je les regarde s'acharner sur leurs paupières et me
    demande <em>pourquoi donc ne se maquillent-elles pas devant le miroir de leur salle de bain!</em> N'en n'ont-elles pas? De salle de bains j'entends, même si j'espère bien qu'elles se douchent, à
    moins que le maquillage ne leur serve de complice excusant une malpropreté omniprésente. Au secours! Sérieusement, c'est fort probable pour certaines, cependant solidarité féminine oblige, je me
    dois d'accorder le bénéfice du doute à mes congénères et espère de tout coeur qu'elles se lavent et que le maquillage version arc-en-ciel, que le parfum mis à outrance et tout le reste ne sont
    qu'artifices et non des trompes-l'oeil.&nbsp;<br></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">Quelquefois, quand assise sur mon siège inconfortable je me perds dans l'imaginaire, je me demande s'il y en a une
    qui s'est déjà crevée l'oeil lors d'un freinage trop sec du métro ou alors quand toutes les lumières s'éteignent la prenant par surprise? Oui y en a t-il qui sont devenues borgnes? Levées donc la
    main, n'ayez crainte, nous ne nous moquerons pas? Ont-elles demandées réparation à la RATP pour tentative de meurtre ou pour coups et blessures. Je suis sûre qu'il y en a une qui après s'être
    retrouvée à l'hôpital avec son crayon noir super khôl dans l'oeil a dû demander à son assurance de faire fissa en lui trouvant un avocat afin d'intenter un procès à
    Monsieur-le-directeur-de-la-<wbr></span>RATP. Franchement ça leur coûte quoi à ces damoiselles de prendre cinq minutes dans leur salle de bain! Assurément, beaucoup! L'autre matin j'étais assise
    à côté de deux femmes (peut-être ménopausées) qui faisaient une course de vitesse dans l'étalage de blush, rimmel et compagnie, peu importait le résultat car l'essentiel étant visiblement de
    participer (passer quarante-cinq ans on fait ce que l'on peut pour s'occuper!) L'une d'entre elles avait exagéré l'un de ses yeux et la malheureuse qui s'en est aperçue après avoir passé son
    énième couche d'ombre à paupières rose café n'était pas très fière. Sa concurrente a souri, moi aussi. Elle non. Heureusement qu'elle avait des lingettes dans son sac, mais pour celles qui n'ont
    pas de lingettes dans leur micro-sac et qui sont obligées de traverser dix stations, toute une rue avant d'arriver aux toilettes de leur entreprise afin de rattraper la honte qui leur a été
    causée pendant quarante minutes, n'en n'ont-elles pas marre de s'infliger pareil affront?</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    &nbsp;Avant de finir je voudrais vous parler de la femme au manteau vert avec une bouteille d'Evian dans la poche de celui-ci et un sac bleu pétrole. Je la croise quelquefois le matin quand je
    suis en retard (donc je la croise tous les matins). Vous vous demandez comment c'est possible de croiser tout le temps la même personne? Et bien c'est simple, prenant le métro à sa source, je
    m'assieds toujours à l'arrière, et quand arrive le spécimen une station après, elle s'assied dans mon carré presque VIP, voilà. Quand cette femme entre dans mon espace immédiat je jubile parce
    que je sais que je vais rire voire même exploser de rire intérieurement (évidemment), c'est déjà pas mal aurais-je envie de dire. À cette femme, je décerne le prix de l'embourbement facial, son
    eye-liner</span></span> <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">et son mascara coulent dans tous les sens et quant à&nbsp;son rouge à&nbsp;lèvre panthère
    rose et bien c'est une torture mentale pour qui la regarde. Cette femme est un massacre pour ses compagnons de voyage mais elle s'en moque bien, elle continue de sourire pendant nos trente
    minutes de vie commune dans le métro. Oui elle s'en moque! Je suis sûre qu'elle travaille avec des presbytes, des astigmates et peut-être même une grande majorité de myopes.</span></span>
    <span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;">C'est vrai, elle est hyper hilarante, elle est le patchwork de l'univers cosmétique. En une semaine, elle peut
    passer du noir charbonneux au jaune hirondelle, du blush rouge de chine (sans rire) au saumon, quant à&nbsp;ses lèvres, elle ne change rien puisqu'elle reste fidèle malheureusement au rose
    panthère. En fait, je crois comprendre pourquoi elle se maquille dans le métro, je serais tentée de dire que son amoureux ne doit pas trop apprécier de voir cette horreur le matin. J'en déduis
    donc qu'elle n'est pas complètement folle mon patchwork ambulant. Je devrais peut-être surveiller ses heures de sortie de bureau le soir afin de voir si elle se démaquille aussi dans le métro, à
    moins qu'elle ne le fasse au travail. Je rêverais de rentrer dans la tête de cette fille. Elle n'est pas folle mais peut-être est-elle daltonienne! Peut-être le sont-elles toutes!
    Peut-être.&nbsp;<br></span></span><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 12pt;"><br>
    &nbsp;Bref, pour en finir avec cette petite réflexion je dirais à&nbsp;toutes ces filles : arrêtez de vous massacrer le visage dans le métro et de nous infliger ce spectacle peu glamour. Pensez à
    tous ces garçons qui assis dans le métro vous voient passer de jolies filles à laiderons. Pitié cessez toute activité de ce genre car nous autres ricanons en vous voyant vous battre avec votre
    mascara waterproof. Et puis entre nous, si vous cherchez absolument à devenir handicapée continuez ainsi mais conseil de filles les mecs ne sont guère friands de borgnes.<br>
    <br>
    <br>
    &nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" lang="fr-FR" align="justify">
    <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><em>©Géraldine Magnan, 2010</em></span></span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;">
    <span style="font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>Texte protégé. Dépôt le 24</em></span></span></span><span style=
    "font-family: Calibri-Italic;"><span style="font-size: 8pt;"><span lang="fr-FR"><em>.02.2010</em></span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 22:25:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-maquilleuses-du-metro-45613223.html</guid>
                <category>histoires de métro</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-maquilleuses-du-metro-45613223-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Entre ses mains]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-entre-ses-mains-42442979.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">J’ai toujours voulu éviter de revenir en arrière. J’ai toujours voulu éviter de me souvenir parce qu’à vingt ans j’ai
    rêvé ma vie et mes espoirs ailleurs. Seulement, je ne peux oublier cet horrible secret, ce désarroi si grand dans lequel je me suis plongé et qui m’empêche d’avancer. Je sais que je dois vivre,
    pourtant je suis mort le jour de sa mort. Finalement, il a toujours voulu que je me taise et il a gagné.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>J’avais neuf ans, j’étais un garçon calme et discret. Rien
    ne transparaissait. C’était assez étrange quand on pense que les autres gamins de mon âge passaient leurs temps à s’amuser et à gambader partout, rendant chèvre leurs malheureux géniteurs. Je
    n’étais rien de tout cela, j’étais l’absence. La solitude m’était salutaire pour oublier l’horreur. A l’époque, je ne savais pas que c’était l’horreur à proprement parler mais je devinais que ce
    n’était pas normal, que ce n’était pas pur. Pourtant je n’ai rien dit, c’était dangereux, d’ailleurs c’est ce qu’il m’a dit. Il en était sûr. Je l’ai cru. Je me suis dit que si un grand disait
    des choses que c’était forcément vrai. Les adultes ne mentent pas, n’est-ce-pas&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="mso-tab-count: 1;"><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Ses mains étaient grandes, elles étaient propres, elles étaient belles mais elles faisaient mal. Elles me faisaient
    mal quand elles s’insinuaient dans cet endroit que je ne connaissais pas vraiment, même s’il était mien. Il était sérieux, il ne souriait pas quand il me gardait à côté de lui. Je ne souriais pas
    non plus, c’était mieux, peut-être n’était-ce pas permis&nbsp;? Il ne parlait pas, moi non plus. Je ne savais pas ce qu’il fallait que je fasse, de plus il ne m’avait pas demandé de faire quoique
    ce soit, alors je le laissais faire. Lui savait. Je n’osais pas regarder ses yeux s’assombrir quand il commençait à haleter, il semblait souffrir quand ma main se couvrait de cette chose laiteuse
    et collante. Il semblait avoir vraiment mal et c’était de ma faute. J’ai compris plus tard que cette douleur était celle du bonheur. Comment aurais-je pu savoir cela du haut de mes neuf
    ans&nbsp;? Il avait cette petite grimace qui déformait son visage mais en même temps je lui remarquais ce petit sourire en coin, comme celui d’un carnassier repu après avoir chassé puis mangé sa
    proie. Devais-je avoir la même expression&nbsp;? Je ne savais vraiment pas ce qu’il fallait que je fasse. Maman et papa me disaient toujours ce qu’il fallait faire et j’obéissais, lui ne disait
    rien et moi j’étais perdu. Quand son visage reprenait son expression habituelle, il sortait de sa poche deux serviettes en papier, ni plus ni moins, il me les tendait afin que j’essuie ma main
    droite. Je les aimais bien ces serviettes en papier, elles étaient douces comme de la soie. Grand-mère les achetais de toutes les couleurs, elle les rangeait dans son vieux buffet comme un
    trésor, elle devait en avoir un millier. J’essuyais alors ma petite main qui n’était plus rose jusqu’à ce que cette colle s’en aille, et après cet instant de grâce pour lui, il me laissait partir
    du cabanon et rejoindre maman. Ces instants où se mélangeaient la crainte, les silences, les regards et beaucoup de désespoir étaient comme une fête pour lui. Ce rituel qui avait lieu tous les
    dimanches pendant la sieste était un cauchemar mais c’était aussi un secret que je devais garder au fond de mon cœur.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il disait que si mes parents l’apprenaient qu’ils seraient jaloux de nous et qu’ils m’enverraient en pension pour la
    vie toute entière. Je ne voulais pas partir loin des miens et encore moins pour la vie entière, il le savait. Il disait aussi que si les autres l’apprenaient qu’ils seraient jaloux. Il parlait de
    mes ainés. Il trouvait qu’ils étaient trop grands pour jouer à ces jeux et qu’il ne pouvait pas leur faire confiance car ils trahiraient son secret. Il trouvait aussi qu’ils n’étaient pas
    suffisamment purs pour avoir droit à de la délicatesse et de la tendresse. Moi j’étais un prince, le sien, c’était un privilège qu’il m’accordait, d’ailleurs tous les grands-pères du monde
    accordaient des privilèges aux enfants comme moi. Il me disait aussi qu’il serait triste si quelqu’un venait me prendre ce privilège. Selon lui, il valait mieux faire silence, c’était notre
    secret. Alors je me suis tû...</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Les jours, les semaines, les mois, les années ont passés et je ne l’ai pas trahi. L’année de mes onze ans, mon corps
    s’est mis à changer au fur et à mesure que le temps passait, je grandissais. Ma virilité commençait à naître autour de moi et mon corps trahissait mon espoir de rester un enfant. Je n’étais pas
    le seul à en être troublé, car lui aussi se rendait compte de cette transformation, cela l’excitait, il était simplement heureux. Quant à moi, je m’effrayais de toutes les conséquences que cela
    aurait. Son regard changea, il ne me regardait plus avec réserve, dans ses yeux je voyais du noir, celui de l’abime. Il y avait un désir si profond et si violent en lui que ma seule défense
    contre tout cela était le silence. C’était comme une fuite et je ne pouvais rien faire contre cela, je ne pouvais rien dire parce que j’avais promis de me taire.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il me disait que j’étais beau et qu’il était fier de moi contrairement à mes parents qui ne me regardaient jamais. Il
    était pourtant inquiet car il craignait que les filles remarquent ces formes que lui avait vu naître et qu’elles ne commencent à faire une ronde autour de moi. Il me disait que les filles étaient
    des prédatrices, des tueuses de garçons et qu’elles violaient même les petits garçons comme moi. Il me disait que je ne devrais pas les approcher car lui ne serait pas toujours là pour me
    protéger et que mon père était tellement occupé à remettre dans le droit chemin mes deux frères aînés qui lui donnaient du fil à retordre qu’il n’aurait pas le temps de me protéger, d’ailleurs
    selon grand-père mon père me prenait pour une mauviette, alors&nbsp;! Il m’a supplié de n’appartenir qu’à lui et de rester à ses côtés jusqu’à ce que je comprenne enfin le monde. J’ai dit oui.
    Que pouvais-je dire d’autre&nbsp;? Une fois cette promesse faite, il me gratifia d’un sourire en me disant que désormais lui et moi pourrions passer à autre chose. Je ne savais pas ce qu’il
    entendait par là mais j’étais sûr que ce n’était pas quelque chose de bien.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Il en avait fini avec les caresses et les attouchements, il en avait fini aussi avec les serviettes en papier. Il
    avait changé le matelas du cabanon parce qu’il voulait que je sois plus à l’aise pour le sentir vibrer quand il viendrait déposer sa colle non pas sur mes mains mais à l’intérieur de mon corps.
    Il avait dit que ce serait mieux, que ce serait meilleur, que j’aimerais ça. Il avait dit que tout ce passerait bien et que je ne serais pas obligé d’aller au pensionnat. Il l’avait dit.<br>
    <br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">©Géraldine Magnan,
    2010<br></span></em><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"
    lang="FR">Texte protégé. Dépôt le 07.01.2010</span></em></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 18:41:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-entre-ses-mains-42442979.html</guid>
                <category>histoires de société</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-entre-ses-mains-42442979-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le dernier jour de la vie]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-le-dernier-jour-de-la-vie-42502922.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">J'étais assise dans le métro qui me menait chez moi après une journée de doux labeur quand
    en regardant s'évanouir derrière moi les stations je me dis <em style="mso-bidi-font-style: normal;">et s'il s'agissait du dernier jour</em>. Pas de l'humanité, juste du mien. Si c'était mon
    dernier jour sur cette terre? Que ferais-je ? Le dernier jour à vivre, à respirer, à penser, à parler. Que ferais-je ? Imaginez que l'on vous dise que c'est votre dernier jour. Pas votre dernier
    jour de travail dans cette boite qui vous arnaque, pas votre dernier jour dans cet appartement que vous avez chéri. Non, votre dernier jour de terrien. Imaginez qu'en ouvrant votre boîte aux
    lettres ce jeudi 4 février que vous trouviez cette enveloppe, celle qui annonce la mort. Imaginez que ce soit de cette façon que la mort est annoncée, par une lettre sans aucune adresse au dos,
    juste un mot à l'intérieur calligraphié : <em style="mso-bidi-font-style: normal;">ce sera le 05 de ce mois à 06h30</em>. Je sais que certains se disent que ma théorie est surréaliste. Mais
    imaginez. Allez-y imaginez! Qu'avez-vous à perdre assis devant votre écran! Alors maintenant que vous y êtes, imaginez cette angoisse, se dire qu'il ne reste qu'un seul jour, que tout ce que l'on
    aura connu, que tout ceux que l'on aura aimé ne seront plus ou du moins que nous ne serons plus à côté de tous ces gens et de toutes ces choses qui ont comptés pour nous.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">Si c'était mon dernier jour, appellerais-je les miens,
    mes amis pour leur dire au-revoir ? Irais-je dans un bon restaurant ? Irais-je me baigner une dernière fois dans cette eau qui me caresse avec une infinie douceur ? M'allongerais-je le soir à
    côté de mon âme sœur me laissant bercer par sa respiration et savourant en silence ce dernier moment ? Il y a tellement de choses que je désirerais faire si c'était mon dernier jour mais quelle
    utilité! Même pas un souvenir que je pourrais conserver puisque je serais six pieds sous terre à manger des pissenlits par la racine, alors à quoi bon! On m'a souvent dit de vivre chaque jour
    comme si c'était le dernier, cette phrase ne veut rien dire à part peut être pour un kamikaze qui n'a aucune espérance à part celle de mourir, vous me direz que c'est une fin en soi mais bon. En
    réalité qui vit comme si c'était son dernier jour ? Qui se réveille le matin en se disant <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Super, enfin c'est mon dernier jour sur terre!</em> Le
    bienheureux se croira au-dessus de tout pour une fois ou peut-être s'il a l'habitude pour la dernière fois de sa vie et fera toutes les extravagances que lui interdisaient le regard de ses
    congénères. Imaginez que vous pourriez avoir pour une fois dans votre minable vie (rassurez-vous, je ne vous juge pas, je fais aussi partie du lot), le droit (octroyé par vous-même précisons-le)
    de voler, d'insulter l'abruti de guichetier de la poste pour sa lenteur (bon les mal-élevés le font déjà en temps normal, mais vous n'êtes pas mal-élevé vous!), vous pourriez même éventuellement
    commettre un crime et en finir avec votre stupide voisin qui vous casse les pieds depuis trois ans. Qui vous condamnerait puisque vous êtes mort! C'est vrai toutes ces choses que vous n'avez
    jamais osé, ce serait l'ultime moment. Vous pourriez aller dormir dans un palace sans payer la note d'hôtel en vous échappant au petit matin. Et vous qui avez toujours voulu faire l'aller-retour
    Paris-New York mais qui n'avez jamais pu avec vos trois marmots sous les bras. Vous aviez bien envisagé de ne pas les nourrir pendant trois mois pour économiser un peu et pouvoir payer votre
    billet mais votre femme vous a toisé et vous avez changé d'avis, vous étiez coincé. Mais aujourd'hui vous pourriez, il vous suffirait de vider votre compte, de sauter dans pourquoi pas le
    Concorde et à vous les states! N'ayez aucun scrupule, aucune inquiétude pour le trou béant que vous laisseriez à la banque puisque l'assurance vie aidera l'éplorée et la
    descendance.<span>&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">Vous pourriez faire tout ce que vous voudrez si vous
    devriez mourir demain. C'est tellement simple dit comme ça mais tellement compliqué quand on y pense sérieusement. Que ferais-je ?</span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;">Assise dans ce métro qui continue son périple j'avoue que
    je ne sais pas. La chose la plus sensée serait de déchirer cette lettre comme pour conjurer le mauvais sort, seulement je ne sais pas. Une épée de Damoclès au dessus de la tête et n'avoir aucune
    alternative si ce n'est celle de capituler et d'attendre l'inexorable se demandant quelle type de mort me serait servi. Savoir qu'on ne peut pas reculer. On ne peut
    qu'attendre...<br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR;" lang="FR"><br></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 18:22:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-le-dernier-jour-de-la-vie-42502922.html</guid>
                <category>histoires de métro</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-le-dernier-jour-de-la-vie-42502922-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sans-papiers, go away]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-sans-papiers-go-away-42442904.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Sans papiers pour eux c’est être sans identité, c’est être un anonyme, un paria. Africains du Nord et de l’Afrique
    négrillonne pour une grande majorité ; hommes, femmes, ils n’ont aucune chance de faire parti du paysage métropolitain. Quitter l’Afrique, c’était pour eux l’unique chance de quitter la misère,
    la guerre, les génocides, et autres violences physiques et morales. Pour eux, c’était quitter la vie qui inéluctablement les conduirait à la mort, celle qui se fait à coup de bombes, de grenades,
    de machettes et de tortures. Pour eux, c’était enfin la chance que dans le monde occidental ils pourraient vivre, vieillir, et ne pas se dire que l’espérance de vie, en tout cas la leur serait de
    quarante ans. Pour eux, la France démocratique les protégerait, les secourrait, ils seraient enfin à l’abri. Leurs enfants auraient une chance de recevoir une éducation et une santé meilleure,
    leurs femmes seraient protégées des mutilations et des viols à répétition. Ils seraient simplement bien.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Mais voilà, la France terre d’accueil, pays des Droits de l’Homme n’est pas si accueillante que cela. Elle ne leur a
    pas ouvert ses portes pour asile, elle a préféré les laisser au seuil de la dignité et de la liberté. Elle les nomme communément sans-papiers, mépris d’une France républicaine où sont protégées
    la Liberté, l’Egalité et la Fraternité.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Seulement la liberté d’un homme doit-elle s’arrêter à une carte de séjour ou à un passeport ? L’identité d’un homme
    doit-elle s’arrêter à la couleur de sa peau et à ses origines ? La crédibilité et la confiance que l’on donne à un homme doivent-elle s’arrêter seulement à ses richesses ? Devoir supplier,
    frauder, devenir transparents pour survivre est-ce tout ce qui doit les définir ?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Pour hospitalité la France leur a offert des squats où ils vivent entassés par trentaine. Les plus chanceux vivent
    dans des demeures de charme dont l’état de délabrement est bien avancé. Mais qu’ils vivent dans des squats ou dans des immeubles vétustes sans eau ni lumière, ces hommes sont considérés comme des
    animaux. D’ailleurs il est vrai que venant de ces lointaines contrées africaines, ils ont l’habitude de vivre comme des bêtes sauvages, alors pourquoi les dépayser&nbsp;?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Malgré les sourires en coin de certains on ne peut ignorer ce qui se passe sous nos yeux. Outre l’indifférence face à
    l’isolement de ces gens, il y a eu toutes ces vies perdues dans les immeubles offerts ; ces immeubles qui pour seul orgasme crachaient du feu. Eh oui, les incendies ont fait ravages. Etaient-ils
    des solutions? On espère que non ! Seulement, la réalité est là, les morts sont là, les rescapés sont là et les discours politico-sociaux sont là mais bizarrement ils manquent de souffle. Ces
    gens avaient une vie certes merdique mais c’était quand même une vie, ils avaient une dignité, ils avaient l’espérance de jours meilleurs. On les a regroupés dans des immeubles que même l’Ophlm
    n’oserait louer, et, ils ont perdu la vie dans ces flammes. Le gouvernement ne s’en est pas ému, c’est vrai pourquoi être solidaire de ces gens qui ne savent pas parler la langue de Voltaire et
    qui ne comprennent finalement qu’à coups de matraques et de gueulement? Pourquoi se soucier de ces gens alors qu’il y a mieux à faire dans son quatre pièces de Neuilly? On se le demande bien !
    Dix ans après et certains ne savent toujours pas quelle est la réalité du sans papier, et cela m’effraie.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Etre sans papiers c’est coucher à même le sol avec des rats, c’est manger ce riz qui a baigné dans la pisse de
    blattes. Etre sans papiers c’est manquer d’hygiène, c’est dormir à dix-sept dans quinze mètres carrés. Etre sans papiers c’est n’avoir que sa dignité pour ne pas sombrer dans la folie, je
    pourrais dire dans la déchéance mais c’est déjà chose faite. Etre sans papiers c’est simplement être un chien et vivre dans la merde. Seulement la journée, ces chiens sont des travailleurs et non
    des voleurs comme on aimerait souvent le faire croire. Certains font le ménage au Sénat ou dans des ministères. La France de l’Omniprésent obnubilé par sa côte de popularité et les apparences
    qu’il cultive exige des quotas d’expulsion exploite ces hommes sans visage. Ces victimes se taisent par crainte de devoir se retrouver du mauvais côté de la frontière, priant pour que leurs
    exploitants les prennent en pitié et qu’ils acceptent enfin de régulariser leurs situations. Il leur reste naïvement cet espoir que les exploitants seraient de bons samaritains qui leurs
    donneraient le sésame de la chance. Seulement, un patron fait du business pas la charité, ce n’est pas dans ses attributions parce qu’autant mettre la clé sous la porte. Et qu’on ne s’y trompe
    pas il ne fera rien même si l’indigent en question lui permet d’augmenter son chiffre d’affaires. Et puis je vous le demande, quel patron serait assez généreux au point de payer des charges
    sociales pour un homme qui n’est même pas français alors qu’il peut le payer au black. C’est vrai, pourquoi sacrifier des bénéfices pour un singe aux dents blanches&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Donc la journée ce père de famille travaille au black puisqu’il n’a pas de papiers, il est présent tous les jours sur
    ce chantier dès cinq heures du matin ignorant le froid malgré les engelures. Il travaillera sans répit pour chaque centime d’euros afin de nourrir les siens. Et quand tombe la nuit il redevient
    un chien. Cette fois sans maître, simplement un chien errant avec le reste de sa famille. Doit-on dire de nouveau que lui et les siens ne mangeront pas à leur faim&nbsp;? Doit-on dire de nouveau
    que ses enfants parce que trop épuisés par ces conditions de vie ne seront pas vigilants et que les risques de contaminations, de chutes mortelles dans ces immeubles d’après guerres sont
    omniprésents? Doit-on de nouveau dire que la vie d’un homme même clochard vaut plus que l’humiliation et l’inconsidération que confèrent ces autres qui n’en ont rien à foutre de leur prochain ?
    Je pense que oui, car quand on sait que malgré ces années de misère qu’il n’aura toujours pas le droit d’être français alors qu’il construit des banques, des entreprises, des supermarchés, des
    logements sociaux pour la France. C’est une honte et une ironie car après avoir construit autant d’immeubles sa demande faite à la mairie ne sera toujours pas honorée puisqu’il n’a pas sa carte
    magnétisée. Le sans-papier peut rêver s’il croit qu’on lui offrira un trois pièces avec balcon à Sartrouville, que dis-je à Bondy&nbsp;!</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span lang="FR">La France</span> <span lang="FR">qui prend avec désinvolture son rôle d’hôte offre à ses invités peu
    désirés des présents pour les remercier de ne pas avoir en leur possession les bons papiers faisant d’eux des français de France et de Navarre. Deux présents de choix. Le premier est un séjour de
    quarante-huit heures à l’hôtel de police, bien sur le bar est payant et les nuits peuvent être mouvementées comme un week-end en formule 1. Le deuxième est un vol sec en seconde classe tarif
    promotionnel expulsé avec une escale à Marseille. Mais que demande le peuple&nbsp;!</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Combien d’enfants ne mangent pas à leur faim&nbsp;? Combien de personne vivent sous le seuil du seuil de la pauvreté?
    Combien de sans-papiers multiplient les manifestations dans les rues de Paris&nbsp;? Des milliers&nbsp;? C’est trop. On a de cesse de voir des sans-papiers faire le pied de grue à la Bourse, aux
    halles, et personne ne s’en inquiète puisque le gouvernement tait tout ce qui dérange. Combien préfère se suicider plutôt que d’être reconduit aux frontières&nbsp;? Combien meurent chaque jour
    des mauvaises conditions de vie, parce que soigner est devenu un luxe que ne peuvent se payer ces gens qui n’ont pas d’identité. Malheureusement ces questions n’intéressent personne ou alors très
    peu, une minorité. Ces associations d’entraides qui ne sont guère aidés par le gouvernement, ces quelques célébrités et politicards en mal de popularité, parce que les autres une fois les
    élections passées ils n’ont cure du sort d’un Abdoulaye et de sa tribu. Quant aux autres, ceux qui mangent avec délectation une salade sont à cent mille lieux de tout cela trop préoccupés par
    leur nombril purulent. C’est vrai que toute cette misère dont souhaitent échapper tout ces étrangers indiffère le bien établi français. Monsieur Duchmolle est quand même plus embêté par l’achat
    d’un voiture neuve ou d’un bracelet en or fin dix-huit carats pour sa maîtresse aigrie et liftée ne ressemblant plus qu’à une limace en mal de peau que par leur sort de ces gens qui ont eu la
    stupidité de naître au mauvais endroit.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Sincèrement qui se sent réellement concerné et ce pas seulement le temps de trois semaines juste ce qu’il faut d’ennui
    avant de se trouver une nouvelle occupation. Qui partage son pain? Qui prend le temps de se soucier de cet homme courbé&nbsp;? Qui donne une pièce? Qui ouvre sa porte? Qui tend sa main au lieu de
    détourner son regard? Qui&nbsp;? Une centaine? Deux cent? Qui s'offusque réellement des inégalités sociales? Qui s'émeut du malheur de cet homme implorant la clémence du gouvernement car il sait
    qu'il risque l'emprisonnement à vie dans son pays? Qui?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;<br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span lang="FR"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">©Géraldine Magnan, 2010</span></em></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">Texte protégé. Dépôt le 07.01.2010</span></em>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-sans-papiers-go-away-42442904.html</guid>
                <category>histoires de société</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-sans-papiers-go-away-42442904-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Traficman]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-traficman-42442729.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: center;" align="center">
    <b><span style="font-variant: small-caps; mso-ansi-language: EN-GB;" lang="EN-GB"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Le business quel qu’il soit a lieu à partir de quinze heures (heure du réveil) pour les novices et vingt-deux heures
    pour les vrais durs. Qu’il s’agisse de trafic entre halls de cités, au coin d’un café, ou encore de revente à domicile, le dealer des temps modernes est un homme organisé. Il tient en une main de
    maître son agenda qui n’est autre que son mobile. Ce garçon a sa propre Entreprise Individuelle et il s’est auto-exonéré d’impôts ad vitam aeternam. Notre traficman n’est pas un jeunot de
    dix-sept ans qui essaye de refourguer de la beu à moindre coût pour s’acheter un Diesel. On parle plutôt du jeune homme de vingt-cinq, trente ans qui roule en Porsche Cayenne et non pas en Ford
    fiesta, qui s’habille en Kenzo et non pas chez H&amp;M et qui porte au poignet une Dolce and Gabbana. Voilà comment il fonctionne&nbsp;: la journée ou du moins une bonne partie de la journée il
    est dans les bras de Morphée, pendant ce temps là, sa maman lui mijote ses petits plats préférés puis elle part au pressing lui chercher ses costumes car rôtir un Armani et bien ce n’est pas
    classe, ensuite elle réveille son angelot, reconnaissante d’avoir un fils qui veille sur elle et ses six autres marmots. Vers dix-neuf heures la vie salariale de notre traficman débute, sa
    journée&nbsp;enfin sa nuit peut commencer…</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Alors que nous avons cassé notre fessier au travail, enragés après ces soi-disant trente-cinq heures, voire plus pour
    ceux qui croient au paiement des heures sup. Alors que nous devons supporter ce patron abruti comme ses deux pieds. Alors que nous ruminons sur le fait que nous pourrions vivre sur le dos de
    l’état confortablement installés dans notre canapé <b style="mso-bidi-font-weight: normal;">«&nbsp;grâce&nbsp;»</b> à l’Assedic en nous abrutissant devant <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">les feux de l’amour</em> ou <em style="mso-bidi-font-style: normal;">la petite maison dans la prairie</em>. Alors que nous arrivons éreintés chez nous après avoir
    récupéré nos ingrats de marmots chez la nourrice quasi analphabète, notre ami enfile son Redskins et habillé tout en H. Boss uniformisation oblige, il part sillonner les rues parisiennes. Ce BCBG
    et respectueux Notable de la Zone anobli par le gardien de son immeuble monte dans sa nouvelle Porsche Cayenne turbo S 550Ch, payée comptant tandis que nous nous remettons à peine de notre petit
    périple nocturne vers notre petit trois pièces enivrés par l’haleine fétide bourrée de whisky d’un compagnon de voyage même pas choisi. Nous songeons à cet espoir que peut-être un jour nous
    aurons la chance de conduire la très ancienne Porsche Cayenne turbo S 550Ch d’occaz de feu le businessman tué lors d’une rixe dans les rues de la Capitale.</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Bref, en attendant de lire sa nécrologie dans Libé, notre businessman s’en va de la demeure matriarcale voir ses
    prospects qui en moins de temps qu’il ne faut deviennent des clients après une négociation qu’aucun chef d’entreprise lambda n’aura fait l’apprentissage en master de commerce. Sa technique est
    tellement efficace qu’il parvient à refourguer à ses clients une bonne partie de sa marchandise qu’il stocke dans le box qu’il loue chez Une pièce en Plus. Demain il attend une nouvelle
    livraison. À une heure du matin la journée de doux labeur du diplômé de l’ISVC «&nbsp;Institut Supérieur de <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>Vente de Cocaïne » s’achève enfin. Son
    business il l’a fait en homme d’affaires des temps modernes. Six mille euros pour trois heures de tchatche tranquille soit l’équivalent de quatre mois de dur labeur pour une pauvrette mère de
    famille&nbsp;! La vie est injuste oui je sais, on le sait tous.<br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">©Géraldine Magnan, 2010</span></em>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">Texte protégé. Dépôt le 07.01.2010</span></em>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span lang="FR">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 200%; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-traficman-42442729.html</guid>
                <category>histoires de société</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-traficman-42442729-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Anorexie ou la fin d'une vie]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-anorexie-ou-la-fin-d-une-vie-42442638.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify;">
    <span lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Phénomène de mode pour certaines, mal-être pour d’autres, jubilation pour quelques-unes, bien-être pour une infime
    partie. C’est une réalité et chacune à ses raisons, elles assument ou non et c’est aussi leur réalité.<br>
    Comment vivre avec ce corps quand il est de trop ?</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Anorexique depuis quinze ans déjà, je sais que je ne guérirais
    jamais de cette maladie car elle est devenue moi. Elle vous ronge, vous pensez être plus forte qu’elle mais elle vous atteint et elle vous tue. Elle me tue depuis qu’elle a envahi ma raison.
    Lorsque pour la première fois je pris conscience de mon pouvoir sur ce corps, j’étais aux anges, était-ce de la folie&nbsp;? Je pense que oui. Seulement aujourd’hui je ne vis plus dans cet
    enchantement car c’est une partie de mon être qui s’est envolée. En fait trop longtemps j’ai cru que je pourrais contrôler ce corps, mais à cette heure, il ne m’obéit plus et mon esprit se perd
    dans la déroute.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Assise dans ce canapé habillé de noir où nostalgie et regrets
    font bon ménage, je me souviens du jour où j’ai décidé de faire pencher la balance en ma faveur lorsque mon index a caressé pour la première fois la profondeur de mon être, lointain est ce jour.
    Depuis ma vie ne m’appartient plus et personne ne peut changer son cours car j’ai refusé trop de fois l’aide des autres, alors aujourd’hui je me retrouve seule avec la crainte de perdre cinq
    kilos parce que je serais près de la mort ou d’en prendre cinq parce que je serais en vie.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Je voyage mon existence dans la peur, dans l’incertitude et
    surtout dans une sorte de douce folie que je ne contrôle pas. Ma vie ressemble à un de ces tableaux s’exprimant par anamorphose, mon portrait s’étire puis se flétrit dans le temps comme si plus
    rien ne le retenait, il finira par s’enfuir et disparaitre parce que je ne pourrai plus le retenir dans un avenir qui me semble si proche. Il ne restera plus rien de celle que
    j’étais.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br>
    Je le ne supportais plus, lui devenu un boulet pour moi. Cinquante-cinq kilos, un mètre soixante-dix voilà celle que j’étais. Pour certains j’étais parfaite, tout à fait dans les normes, mais que
    savaient ces gens de la normalité&nbsp;? Moi, je le voyais tous les jours, je le sentais et je ne pouvais plus l’encaisser. Je voulais ressentir ce détachement, pouvoir le dissocier de mon âme.
    Je ne pouvais plus accepter qu’il fasse de moi son esclave. Lorsqu’un défaut apparaît sur soi, on fait tout pour s’en débarrasser. Il était devenu un défaut à mes yeux et je devais tout faire
    pour m’en déposséder. Envisager ma vie sans lui pouvait sembler utopique, mais ma volonté était plus forte que la faiblesse de cette chair. J’allais y parvenir parce que je me devais de réussir
    tout ce que j’entreprenais. Je ne savais pas que cette soudaine prise de pouvoir sur moi allait me conduire vers la déchéance car je croyais que ma maîtrise, que ma force, que ma détermination
    suffiraient face à tout le reste. Quelle illusion!<br></span></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">Comment ne plus vivre, ne plus connaître cette vie, ne plus respirer ce monde? C’était là les sempiternelles questions que je me posais tous les jours. Plus rien
    ne m’intéressait, plus rien ne me prenait du temps, parce que je ne connaissais plus cela, plus rien n’accaparait mon esprit. C’était là que désormais logeait le vide. Pourtant, plus que
    n’importe qui je savais ou du moins je croyais savoir ce qui me détruisait, ce mal qui voulait me posséder. Mais je restais là interdite ne faisant rien pour briser ces chaînes qui me retenaient
    prisonnière. C’était horrible car rien ne pouvait changer cela parce qu’indiscutable à mes yeux et propice à la fatalité. Je m’encourageais à me tromper me disant que c’était indubitablement ce
    que la vie avait voulu pour moi, ce désir incessant de vouloir tout quitter et de partir vers des confins que jamais personne ne pourrait franchir, parce qu’ils étaient miens. Faire mouvoir mon
    corps, fermer mes yeux, et ne voir que la lumière pour enterrer l’ombre de la peur c’était ainsi que je voulais ma vie, c’était comme cela que je désirais les autres avec cette absence de
    réalité. Je me disais qu’il ne fallait pas que je laisse les autres s’approprier mes craintes, mes rêves, mes espoirs, mes peines parce qu’ils ne les comprendraient pas, et puis tout cela
    m’appartenait comme un grand livre fermé avec une clé que personne ne trouverait jamais.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;<br></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang=
    "FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ne devais-je pas être le seul acteur de ma vie, peut-être mes secrets me resteraient à jamais gardés, et sans doute
    me rendraient-ils plus forte. Mais tout cela n’est que leurre parce que la vraie vie, celle que je fuis et qui s’enfuit se bat contre la mort et elle ne s’épuise pas car elle continue d’avoir foi
    en moi. La vie ne comprend pas qu’aujourd’hui je ne suis plus rien. Je suis irascible parce que tout m’exaspère, je ne supporte plus toutes ces graisses qui m’obsèdent et que je détruis à coups
    de laxatifs pour qu’enfin respirent mes os.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Les autres me regardent avec pitié. J’inspire de la
    pitié&nbsp;! Je m’enfonce dans ce précipice et je n’en peux plus. Je finis par épuiser mon entourage entre mon dégout de la vie, mon dégout de moi-même. J’aurais tellement voulu qu’ils me disent
    ces mots que je veux entendre. Qu’ils me disent que je vais finir par mourir si je n’arrête pas tout ça. Qu’ils me disent que je devrais cesser de m’affamer. Qu’ils me disent qu’ils savent que je
    fais semblant d’aller mieux. Mais ils ne disent rien pas par crainte de ma réaction. Ils sont en train de me laisser mourir parce qu’ils ont peur. Je ne pourrais pas m’en sortir s’ils ne me
    relèvent pas. Pourtant, je ne peux rien leur dire. Tous ces non-dits m’entraînent vers la mort je le sais. Je n’arrive plus à vivre, je n’arrive plus à faire semblant, ni à sourire, ni à chanter,
    ni à danser. Ils le savent tous mais ils se taisent.</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ma tour d’ivoire est tout ce qui me reste car pour survivre et
    oublier la fin et la faim j’ai dû me protéger. Et pour toutes mes faiblesses, et pour toutes les erreurs de mes jours, je ne crains plus rien parce que finalement je suis la seule à faire le jour
    de ma vie et à y habiter. C’était ça ma magie même si au fond je savais que je me mentais car il n’y a plus de magie, il ne reste que le désespoir, je ne peux plus vivre mes rêves, je passe aux
    travers des filets et j’avance.<br></span></span></span><span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><br>
    L’anorexie tue, elle détruit tout. Ma douce folie c’était de vivre la vie de Rose, mon amie imaginaire celle qui s’était couchée dans mon monde, celle que j’aurais voulu être, celle que j’aurais
    dû être…</span></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;<br>
    <br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 8pt;" lang="FR">©Géraldine Magnan, 2010</span></em></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    <span style="mso-fareast-font-family: Batang;" lang="FR"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-size: 8pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;"
    lang="FR">Texte protégé. Dépôt le 07.01.2010</span></em></span></span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify; tab-stops: center 8.0cm left 294.0pt;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 07 Jan 2010 00:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-anorexie-ou-la-fin-d-une-vie-42442638.html</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-anorexie-ou-la-fin-d-une-vie-42442638-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[L'inattendu]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-l-inattendu-39134828.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;Elise était folle de joie, elle ne pensait plus que cela arriverait et pourtant. Les larmes roulaient sur ces joues couleur café au lait, elle ne pouvait s’arrêter. Le test était positif.
    Enfin! Après tout ce temps les deux barres tant attendues apparaissaient enfin sur ce long bâtonnet. Enceinte&nbsp;! Quelle joie. Elle s’empressa d’appeler Jean son mari qui était encore au
    travail pour lui annoncer la nouvelle. Ils pleurèrent. Aujourd’hui, c’était leur jour de chance.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quand il rentra ce soir là, ils se mirent à rêver de ces lendemains car la vie commençait enfin pour eux avec ce trésor enfoui dans les entrailles d’Elise. Ils décidèrent de garder secret cette
    nouvelle afin de conjurer le sort car après toutes les déceptions de ces cinq dernières années ils ne supporteraient pas un nouveau malheur. Tant de douleurs, tant de pleurs. Aujourd’hui, ils
    pouvaient sourire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elise prit rendez-vous chez son gynécologue qui, fait exceptionnel, pouvait la recevoir le lendemain après-midi. En attendant, elle devait faire une prise de sang afin de déterminer le début de
    sa grossesse. Elle se rendit au laboratoire et fit pour la soixantième fois une prise de sang, mais cette fois-ci c’était avec le sourire aux lèvres. En sortant du laboratoire, elle décida de
    faire une surprise à Jean et acheta deux billets d’avion pour Brazzaville. Ils partiraient dans trois mois, après que toutes menaces de fausses couches soient écartées. Ils iraient voir leurs
    parents et annonceraient la grande nouvelle.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cela faisait deux ans qu’ils n’étaient pas rentrés au pays. Le soleil, la mer, les bons petits plats manquaient à Elise. Quant à Jean il ne se plaignait pas, mais Elise savait que ses parents lui
    manquaient comme les siens d’ailleurs. Il serait fou de joie. Elle décida qu’elle ferait un paquet cadeau à Jean, elle glisserait les billets dans l'enveloppe de l'échographie.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Quand, elle arriva chez son gynécologue le lendemain, elle était pleine d’appréhension. Jean avocat dans l'armée de terre, plaidait cet après-midi là, elle était donc seule à patienter dans la
    salle d’attente du docteur s’imaginant les pires scénarios. Pour se rassurer elle ne cessait de caresser son ventre, essayant de sentir ce petit être, son bébé, son trésor. Lorsque le médecin lui
    ouvrit la porte en souriant elle se sentit rassurée. Il la fit asseoir et la félicita, lui disant combien il était heureux qu’après tous ces traitements qu’elle ait pu tomber enceinte alors
    qu’ils n’y croyaient presque plus. Sans doute que cette pause leur fut bénéfique. Il lui fit part des résultats que lui avaient envoyé le laboratoire d’analyse. Quelle ne fut la surprise d’Elise
    d’apprendre qu’elle était enceinte de dix semaines elle qui se croyait enceinte d'un mois seulement. Elle n’avait rien senti, il devait y avoir une erreur, cela ne pouvait être possible. Elle le
    dit au médecin. Elle n’avait eu aucun symptômes, tout était comme avant. Le docteur lui dit que cela pouvait arriver et lui fit l’échographie afin de vérifier que tout allait bien. Elise ne se
    sentait pas bien elle savait que quelque chose clochait, ce n’était pas normal, elle ne pouvait être enceinte de dix semaines. C'était tout bonnement impossible. Elle se souvenait parfaitement de
    ces petits instants quand Jean parti en mission à l'étranger, son lit avait été dérangé. Tout cela était impossible. Pourtant l’échographie confirma l’analyse de sang. C’était bien
    vrai.&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le gynécologue remarqua son trouble et lui demanda ce qui n’allait pas. Elle lui dit qu’elle n’était pas sûre de cette date, elle lui dit que cela ne pouvait être exact. Elle lui demanda s'il
    était bien sûr des dates. Il fallait bien reconnaître que le docteur Sardant avait un penchant pour l'alcool, cependant il fallait aussi reconnaître que l'appareil lui ne pouvait être ivre de
    quelque manière que ce soit, c'était scientifiquement impossible. Elise était dépitée. Depuis le temps qu'ils attendaient ce moment. Etre parents...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il avait fallu que Jean parte en mission à l'étranger et qu'elle couche avec son prof de shiatsu, le beau Ben-blanc-yeux-bleus-cheveux-châtains, bref tout le contraire de
    Jean-noir-yeux-noirs-cheveux-crépus-noirs. Pourquoi était-il parti en mission ? Pourquoi avait-elle invité Ben à prendre un dernier verre chez elle ce soir là ? L'enfant à naître ne serait pas
    noir, et personne dans leurs ascendants respectifs n'était un peu blanc pour expliquer la couleur de peau trop clair du futur bébé. S'il pouvait sortir tout noir mais comment faire pour qu'il
    soit noir ce petit bébé?...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">©Géraldine Magnan, 2009</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Texte protégé. Dépôt le 09.11.2009</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 10 Nov 2009 18:30:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-l-inattendu-39134828.html</guid>
                <category>histoires de filles</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-l-inattendu-39134828-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les parias du métro]]></title>
        <link>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-parias-du-metro-39046964.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ils étaient là, assis comme tous les autres jours et comme toutes les autres nuits le regard vide d’espoir, rempli de résignation et embué par tout ce vin indigeste. Aucun d’entre eux n’auraient
    pu dire véritablement où ils se trouvaient. Il n’y avait aucune route qui pourrait les mener chez eux comme autrefois. Ils étaient simplement assis là. Il devait être vingt heures. À l’heure où
    certains sont à table et d’autres affalés dans leur canapé attendant désespérément le film sur le câble ou le match de foot France/Turquie. Eux, pendant ce temps étaient assis là ivres et
    mendiants quêtant quelques pièces et tickets restos dans le métro où ils avaient élu domicile. Certains avaient eu une situation professionnelle et familiale il y avait six mois à peine de cela.
    Depuis le vent, le fisc et la banque avaient tout emporté, il ne restait plus rien. La seule situation leur restant est désormais coincée au fond d’une bouteille de pinard ou enfouit dans des
    sacs qui empestent la crasse. Tel est l’absurde quotidien des clochards qui sillonnent le métro, les rues parisiennes.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Lorsque nous les croisons, la colère, l'indifférence, la pitié, et l’incompréhension viennent souvent heurter notre conscience. Tous ces sentiments qui se mélangent, qui nous gênent dès l'instant
    où nos pas se croisent mais que nous écartons aussi vite de notre tête. On les regarde comme des parias parce qu’ils ne se sont pas fruités avec du Saint-Laurent ou parce qu’ils ne se sont pas
    chaussés chez Hugo Boss. On les regarde comme des pestiférés parce que campées sur nos Jonak ou nos Prada, parce que costumés chez Calvin Klein on finit par oublier que ce sont des êtres humains
    et non des chiens. J’ai honte de voir que nous nous comportons avec tant de condescendance envers nos pairs. Ne restent-ils pas des hommes? Ne sont-ils pas suffisamment humiliés de part leur
    condition pour qu'on ait besoin d'en rajouter en les regardant avec véhémence, en les dénigrant? Doit-on être aussi égoïste pour exister?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Je vais vous dire, je ne crois pas être au-dessus d'eux, je suis peut-être mieux lotie qu'eux mais jusqu'à quand? L'avarice et la cupidité ne sont pas mes leitmotivs et sans doute est-ce pour
    cela que j'imagine que tout peut basculer demain, que ma vie peut être réduite à néant demain. Ma frivolité, mon insouciance, mon compte bancaire placé dans une des plus grandes banques de la
    place, mes amis, mes cent soixante-quatre paires de chaussures, mes quarante-cinq manteaux, tout cela envolé !!! Comment réagirais-je? Ma fierté et ma dignité seraient sans doute à jamais
    détruites et si tous ceux qui jusque là m’avaient porté dans leur cœur me tournent le dos&nbsp;? J'espère ne jamais vivre cela, me retrouver dans cette situation, de l'autre côté du miroir. Sans
    doute qu'eux aussi avaient-ils pensé que jamais ils ne se retrouveraient à manger les restes des autres, et pourtant&nbsp;! La vie les a ramené vers cet ailleurs, ils sillonnent nos gares, leurs
    sueurs viennent se coller contre nous, leurs crasses nous indisposent et nous les haïssons, nous manquons de compassion parce qu'ils ne sont pas nous.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Une mère, avec son enfant quémandant un peu d’argent ne le fait certainement pas par plaisir ou parce qu’il lui manque quelques euros pour s’acheter un carré de soie Tara Jarmon, ni un four à
    micro-ondes high-tech chez Darty. Non, elle le fait parce que sa vie n’est plus entre ses mains, sa fierté est devenue son humilité. Et peut-être parce que plus raisonnablement et réellement si
    elle ne fait pas cela, ce soir elle dormira dehors comme une chienne avec son enfant.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un homme d’une quarantaine d’années quémandant un peu d’argent ne le fait certainement par plaisir ou parce qu’il lui manque quelques euros pour s’acheter un costume Pierre Cardin ou le dernier
    VAIO de Sony. Non, il le fait parce que sa vie n’est plus entre ses mains depuis que son directeur lui a dit qu'il devait quitter son poste dans la prestigieuse banque où il a fait ses armes.
    L’orgueil, la fierté qui faisaient de lui un homme sont aujourd’hui les mots de son humilité. Cet homme quémande peut-être parce que plus raisonnablement et réellement s’il ne fait pas, ce soir
    il dormira dehors dans ce froid hivernal comme un chien avec peut-être une &nbsp;bouteille à la main.<br>
    Debout sur le quai de la station des Tuileries, qui peut affirmer en tout état de cause que jamais sa vie ou celle de ses enfants ne deviendra comme la leur ? Personne et même celui qui est assis
    sur son pesant d’or ne peut garantir qu’il est entièrement à l’abri de quoique ce soit et ce malgré l’assurance que lui dicte son orgueil.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Alors que nous sommes tous affalés dans nos canapés nous plaignant d’une très dure journée de labeur où le CA n’a pas été atteint, n’oublions pas que nous ne sommes jamais sûrs du toit qui couvre
    nos têtes blasées. Juste à côté de nous il y en a qui crèvent…
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em><span style="font-size: 8pt;">©Géraldine Magnan, 2009</span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 8pt;"><em>Texte protégé. Dépôt le 09.11.2009</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
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  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
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  <p style="text-align: justify;">
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  <p style="text-align: justify;">
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  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
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  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 10:52:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-parias-du-metro-39046964.html</guid>
                <category>histoires de métro</category>        <comments>http://www.lespetiteshistoiresdegeraldine.fr/article-les-parias-du-metro-39046964-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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